Muddy Waters ‎– The complete plantation recordings- 1941/1942


  • CRITIQUE/

« Il n’y a aucun moyen dans le monde de ressentir le même blues comme avant. Quand je joue à Chicago, je joue à la pointe de la modernité, pas le blues avec lequel je suis né. Les gens devraient entendre le blues pur – le blues que nous faisions quand nous n’avions pas d’argent. » Muddy waters

En ce jour de commémoration de l’abolition de l’esclavage, quoi de mieux que ce disque de Muddy Waters pour symboliser l’événement, même si ce n’était pas volontaire de ma part au départ.

Muddy Waters reste l’icône absolu du blues, de la montée des musiciens de la campagne vers la ville, et de la naissance du Chicago blues, qui va anticiper ce qui deviendra le rock concrétisé par la création de groupes et l’électrification des instruments.

Alan Lomax, l’ethnomusicologue, enregistre ici le bluesman pour la « Library du congres » entre 1941 et 1942 : ce sera le premier enregistrement du bluesman dans la pure tradition du blues rural.

Ce géant iconique reste l’une des références de la musique du 20ème siècle, qui inspirera maintes générations de musiciens. Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album….


The Complete Plantation Recordings, sous-titré The Historic 1941-42 Library of Congress Field Recordings, est un album compilant les premiers enregistrements du musicien de blues Muddy Waters, recueillis par Alan Lomax pour la Library of Congress en 1941-42, qui a été publié par le label Chess en 1993. Lomax a enregistré Waters à la ferme Stovall à Clarksdale, Mississippi en 1941 et est revenu l’année suivante pour faire des enregistrements supplémentaires Treize morceaux sont sortis à l’origine sous le titre Down on Stovall’s Plantation en 1966 sur Testament Records.

L’album a été intronisé au Blues Hall of Fame en 2001 en tant que classique de l’enregistrement du blues.

Le critique d’AllMusic, Cub Koda, a déclaré : « Enfin, les enregistrements historiques de Muddy sur le terrain de 1941-1942 de la Bibliothèque du Congrès sont tous rassemblés en un seul endroit, avec la meilleure fidélité que l’on ait entendue jusqu’à présent. … Il convient de noter tout particulièrement l’inclusion de plusieurs segments d’interviews de Muddy de cette période embryonnaire et d’une photo de Muddy jouant sur le porche de sa cabane, habillé et plus beau que n’importe quel métayer du Mississippi sur la plantation de Stovall que vous pourriez imaginer. C’est bien plus qu’un simple document historique important ; c’est une musique vraiment belle, imprégnée d’un sens du lieu, du temps et de beaucoup d’ambiance ».

Biographie
Muddy Waters enregistre pour la première fois dans une plantation du Delta du Mississippi, avec Alan Lomax, pour la Bibliothèque du Congrès, en 1940. Il part ensuite pour Chicago, où il abandonne la guitare acoustique au profit de la guitare électrique, ajoutant une section rythmique et un harmonica pour former les Chicago blues. Son groupe joue dans la banlieue ouest de Chicago, avant de rejoindre Chess Records. Ses débuts en tant que bluesman à Chicago ne sont pas évidents : il doit s’y reprendre à trois reprises devant Leonard Chess, patron de Chess Records, avant de signer enfin un contrat d’édition discographique. En 1954, il s’installe avec sa famille au 4339 S. Lake Park Avenue dans le Comté d’Issaquena (Mississippi) où il accueille volontiers d’autres musiciens, comme Howlin’ Wolf, Chuck Berry pour des répétitions ou des jam sessions. Le pianiste Otis Spann et l’harmoniciste Paul Oscher (en), qui font partie du groupe de Muddy Waters, vivent quelque temps dans le sous-sol de la maison. En 1974, Muddy Waters quitte cette maison et s’installe à Westmont4.

Muddy Waters aidera Chuck Berry à obtenir son premier contrat d’enregistrement en 1955.

Ses concerts en Angleterre au début des années 1960 font entendre pour la première fois un groupe de Chicago blues. Les Rolling Stones ont choisi leur nom à cause de la chanson de Waters Rollin Stone, également connue sous le nom de Catfish Blues. Il est important de noter que le titre de cette chanson Rollin Stone se réfère, selon Muddy Waters, à la genèse même de la musique : « dès le moment où la Terre naquit, la musique aussi ». Ainsi Rollin Stone, signifiant « pierre roulante », prend son fondement dans la collision entre les premières roches, émettant ainsi le tout premier son. Un des grands succès de Led Zeppelin, Whole Lotta Love, était basé sur une chanson de Muddy Waters You Need Love, écrite par Willie Dixon. Ce dernier écrira d’ailleurs plusieurs des chansons les plus connues de Muddy, comme I Just Want to Make Love to You, Hoochie Coochie Man, et I’m Ready.

Son influence est énorme sur de nombreux genres musicaux : blues, rhythm and blues, rock, folk, jazz et country5. Adopté, comme beaucoup d’autres vieux bluesmen noirs, par les jeunes musiciens anglais et américains qui sont nombreux à se réclamer de son influence, il est souvent sur scène à leurs côtés, notamment dans un des premiers festivals de rock en plein air, the Sky River Rock Festival and Lighter Than Air Fair, près de Seattle, à Sultan, en août 19686. Il est aussi au Monterey Jazz Festival en octobre de la même année.

Souvent opposé lors de sa carrière à Howlin’ Wolf, autre artiste de Chess Records qui fut l’un de ses meilleurs rivaux, il comptera dans son groupe de nombreux harmonicistes de renom notamment Little Walter qui partira faire une carrière solo et James Cotton.

On peut aussi citer des chansons ayant contribué au succès de Muddy Waters telles que Long Distance Call, Mannish Boy, le blues rock I’ve Got My Mojo Working et bien sûr Rollin’ Stone.

Muddy Waters est mort à l’âge de 70 ans et est enterré au cimetière de Restvale, à Alsip dans l’Illinois, en banlieue de Chicago. Son fils Big Bill Morganfield (en) est également guitariste ; on a pu le voir jouer pour Tom Waits le soir du 9 juillet 2012 à New York, lors de l’émission de David Letterman.

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« Country Blues » [Number One] – 3:32
Interview #1 – 3:51 Previously unissued
« I Be’s Troubled » – 3:04
Interview #2 – 1:50 Previously unissued
« Burr Clover Farm Blues » – 2:54 Previously unissued
Interview #3 – 1:13 Previously unissued
« Ramblin’ Kid Blues » [Partial] – 1:10 Previously unissued
« Ramblin’ Kid Blues » – 3:15
« Rosalie » – 3:02
« Joe Turner » (Writer Unknown)– 2:46
« Pearlie May Blues » (Writer Unknown) – 3:25
« Take a Walk With Me » – 3:04
« Burr Clover Blues » – 3:13
Interview #4 – 0:34 Previously unissued
« I Be Bound to Write You » [First Version] – 3:25
« I Be Bound to Write You » [Second Version] – 2:52 Previously unissued
« You’re Gonna Miss Me When I’m Gone » – 3:25
« You Got to Take Sick and Die Some of These Days » – 2:08
« Why Don’t You Live So God Can Use You? » – 2:07
« Country Blues » [Number Two] – 3:34
« You’re Gonna Miss Me When I’m Gone » – 3:40 Previously unissued
« 32-20 Blues » (Robert Johnson) – 3:22 Previously unissued

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