Max Roach ‎– Deeds not words


  • CRITIQUE/

« C’est de la bonne musique d’un groupe qui essayait de s’étendre au-delà du hard bop. » Allmusic

Voilà comment définir en une phrase cette musique, et ce troisième disque avec le jeune trompettiste Booker Little.

Ici, on cherche franchement à peaufiner l’esthétique : avec une première composition du trompettiste Booker Little, « Larry Larue », le tuba Ray Draper qui remplace pour la 2ème fois l’éternel trombone cher au Be-bop, 2 compos de Bill Lee qui n’est autre que le père du cinéaste Spike Lee, « Jodie’s Cha-Cha », « Deeds Not Words », sans oublier le drums solo de la plage 7, et cette pochette au design efficace et moderne.

Sans être un chef-d’œuvre, ce disque pousse tout doucement le jazz vers l’explosion qui s’ensuivra en voulant jouer des codes différents de ceux qui s’installent cette fin d’année 50. Ce jazz un peu bluesy qui assure le show, les contrats et les ventes de disques.

Un album vivace et brillant. Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full….


Si vous cherchez un point intermédiaire sur cette ligne qui va du bebop au free jazz, « Deeds not Words » de Max Roach serait un bon point de départ. Max est l’un de ces jeunes gens qui, dans les années 1940, ont contribué à l’invention du nouveau style radical connu sous le nom de bebop. Au fil du temps, Max est toujours resté impliqué dans ce qui se passait, ce qui a fait de lui le musicien parfait à la fin des années 50 pour créer un son qui a comblé ce court écart entre Yardbird et Ornette. Son équipe partage une vision similaire, en particulier le trompettiste Booker Little, qui a évité les sons plus blues de Miles et Lee Morgan pour une approche bop anguleuse et très active, tout comme son compagnon de route, Eric Dolphy. Bien que l’énergie frénétique qui règne ici soit celle de la côte est, l’utilisation par Max d’une ligne de front à trois cornes pour construire des arrangements complexes et des lignes contrapuntiques entrelacées ressemble davantage aux innovateurs de la côte ouest de l’époque. Avec Booker, la ligne de front comprend George Coleman au ténor et Ray Draper au tuba.

La plupart des morceaux sont dans le registre du « up tempo », mais il y a aussi une ballade et une sorte de groove latin intitulé « Filide ». « Filide » est un original de Draper et le tuba y occupe une place importante. Le tuba n’est pas un instrument facile à jouer en solo et Ray fait à peu près tout ce qu’on peut espérer. La ballade, dont le titre est « Deeds not Words », donne à Little un excellent moyen de montrer tout ce qu’il peut faire avec une mélodie. Il est intéressant de noter que le jeu de tambour de Max préfigure la façon dont les batteurs jouent aujourd’hui. Au lieu de se contenter de garder le temps sur la cymbale ride, Max est partout dans le kit et assez libre dans son approche car il entretient un échange constant avec les solistes. Bien que la version originale de cet album porte probablement une étiquette bien lourde, on peut trouver la réédition en vinyle intitulée « Converstion » à un prix très raisonnable. jazzmusicarchives

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« You Stepped Out of a Dream » (Nacio Herb Brown, Gus Kahn) – 7:46
« Filidé » (Ray Draper) – 7:06
« It’s You or No One » (Sammy Cahn, Jule Styne) – 4:14
« Jodie’s Cha-Cha » (Bill Lee) – 4:56
« Deeds, Not Words » (Lee) – 4:34
« Larry-Larue » (Booker Little) – 5:13
« Conversation » (Max Roach) – 3:48
« There Will Never Be Another You » (Mack Gordon, Harry Warren) – 5:50

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