Steve Coleman And Metrics ‎– The Way Of The Cipher


  • CRITIQUE/

En 1995, Steve Coleman sort trois live enregistrés au « Hot Brass » de la porte de la Villette à Paris. Ce disque « The way of the cipher » est le 2ème d’une trilogie avec les freestylers appelés les Metrics avec qui il enregistrera un EP un an auparavant (Tales of a 3 cities).

Steve Coleman dans l’histoire du jazz a une place particulière, une réponse a une urgence soit musicale, créative ou identitaire… On pourrait dire qu’il reprend le flambeau d’un jazz, arrêté là où Miles Davis, Ornette Coleman, John Coltrane ou Sun Ra l’ont emmené vers un modernisme ancré dans son époque et une liberté exponentielle. Miles Davis ne sortira-t-il pas de manière posthume son dernier album « Do-Bop » très influencé par le Hip Hop en 1992 ?

Comme le Hard bop a la fin des années 50, le jazz est confronté aux influences externes.  Mais ce disque live (The way of the cipher) est un coup de pied dans la fourmilière et dégage une énergie unique, presque sportive !

Steve Coleman développe une musique engagée, utilisant des métriques rythmiques particulièrement complexes, avec une forme de liberté mélodique avec des chanteurs de hip hop (Metrics) qui dégage un flow au taquet !

Cette musique dénote une urgence, digne de son époque comme le révèle « Fast lane ». Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Freestyle….

Fast Lane….

Slow Lane….


The Way Of The Cipher est un appel au réveil, un appel aux armes ! C’est un appel à nos frères et sœurs dans les rues avec un message du temps. Le mot en rythme est un art très ancien.

Le Freestylin (improvisation) et le Cipher sont tout aussi anciens. Ces concepts remontent au moins aux anciennes civilisations et nous accompagnent depuis lors.

La métrique est issue de cette longue tradition, utilisant toutes les informations qui nous ont été transmises par les frères et sœurs avant nous. Nous considérons la musique de ce spectacle comme faisant partie d’un processus. Pour nous, la musique est constamment en mouvement, parfois même enregistrée. Mais l’enregistrement n’est qu’un instantané de la musique sur son chemin, sur son voyage. Ce voyage représente le voyage de notre peuple, c’est un enregistrement sonore de notre pèlerinage. Nous sommes unis dans notre désir d’apporter le message de ce pèlerinage au peuple en utilisant la voix de la musique. Cette musique est destinée à tous ceux qui peuvent l’entendre, mais elle est surtout destinée aux frères et sœurs dans les rues. Entendre, Sentir, Connaître.
Personnel

Sur cette performance, les paroliers sont Kokayi, Sub-Zero et Black Indian.

Les musiciens sont Steve Coleman (saxophone alto), Ralph Alessi (trompette), Andy Milne (piano/claviers), Reggie Washington (basse), Gene Lake (batterie), Josh Jones (percussions) et Laila (danse). M-BASE


 

Steve Coleman (né le 20 septembre 1956 à Chicago) est un saxophoniste américain, improvisateur, compositeur et leader de groupe.

Biographie
Né à Chicago, Coleman s’installe à New York en 1978. Malgré la formation de nombreux groupes durant sa carrière, son groupe principal Steve Coleman and Five Elements débute en 1981 et est toujours actif aujourd’hui.
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Inspiration et recherches artistiques
Il est l’un des fondateurs du mouvement M-Base (en), il a dirigé plusieurs groupes et a enregistré massivement. Initialement influencé par les saxophonistes Charlie Parker, Sonny Rollins, John Coltrane, la légende de Chicago Von Freeman et Bunky Green, Coleman a joué et enregistré avec Thad Jones, Sam Rivers, le batteur Doug Hammond, Cecil Taylor, Abbey Lincoln et Dave Holland. Il a également incorporé de nombreux éléments folkloriques de la Diaspora africaine, fusionnés avec des idées musicales influencées par d’anciens concepts métaphysiques. Il a déclaré que son souci principal est l’utilisation de la musique en tant que langage de symboles sonores, utilisé pour exprimer la nature de l’existence de l’Homme.

Le travail de Coleman dans les années 1990, comme Black Science est inhabituel dans sa métrique indéfinie. Il demande à chaque musicien de jouer dans une métrique différente, généralement, elle-même irrégulière comme du 7/4 ou du 11/4. La musique en résultant a un feeling funk, mais avec une liberté mélodique, harmonique et rythmique. Cette ressemblance altérée avec la musique pop a amené à Coleman de nouveaux publics qu’il ne répugnait pas à chercher, comme le décrit une interview dans Down Beat Magazine où il se cite lui-même répondant au propriétaire d’un club qui voulait du punk (ou un autre style à la mode) « C’est ce que nous jouons ». Le point culminant de cette période, le disque The Tao of Mad Phat, enregistré en studio et en public, se rapproche du funk par l’utilisation d’une métrique régulière tout en gardant un aspect mélodique et harmonique très imaginatif propre à Coleman.
Coleman n’est pas d’accord pour l’utilisation de catégories pour la description de la musique. En particulier, il n’utilise pas le terme de Jazz.

Préférant une approche plus organique de la musique, il utilise le terme composition spontanée. Selon Coleman cela prolonge le travail des musiciens d’autrefois, qui ont essayé d’exprimer par leur musique les différentes visions de la réalité qu’ils perçoivent. Et c’est pour lui la force conductrice de beaucoup de prétendues innovations dans la musique (et par la même dans d’autre domaines). Il estime que les différents outils et domaines de recherche que l’on utilise (physique, métaphysique, nombres, langage, musique, danse, astronomie etc.) sont tous en relation et présentent un « corps holistique » de travail. Les différentes formes que sa musique revêt ne sont pas seulement inspirées intuitivement, mais intuitivement et logiquement déterminées par la perception humaine du « Grand Travail » (c’est-à-dire la création de la Nature par l’Esprit Universel). Bien que ceci puisse sembler un but de grande envergure, il a occupé les esprits des Hommes pendant des millénaires.

L’une des premières méthodes que Coleman utilise pour créer sa musique est liée à deux concepts : la « géométrie sacrée » (l’utilisation de formes pour exprimer symboliquement des principes naturels), et l’énergie (le potentiel de changement et le changement lui-même du phénomène physique, métaphysique, et psychique, dont la vie, la croissance, etc). Coleman utilise divers types de structures musicales pour symboliser la géométrie sacrée et des types particuliers de mouvements musicaux pour faire référence aux différents stades de l’énergie. Dans tout évènement, le concept de changement semble être le point central de sa théorie. Selon lui, c’est le changement entre les différentes structures musicales qui est important et non pas les structures elles-mêmes. En cela, il contredit de nombreuses théories musicales actuellement enseignées. Coleman pense que c’est à travers la composition spontanée que ces idées peuvent être le mieux exprimées, sans se soucier des apparences stylistiques extérieures. Une de ses expressions est : « c’est le mouvement qui est important ».

Ces idées, bien que rares, ne sont pas nouvelles dans la musique. Des musiciens de toutes cultures ont travaillé sur ces concepts comme le décrivent de récents écrits sur la musique. Des musiciens célèbres comme Jean-Sébastien Bach, Béla Bartók et John Coltrane ont partagé les mêmes idées. Wikipedia

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1 Freestyle (14:22)

2 Fast Lane (7:42)

3 Slow Lane (8:02)

4 S-Ludes (1:30)

5 Black Genghis (7:57)

6 Chaos (Tech Jump) (1:49

7 Hyped (3:16)

8 Laxed & Warped (7:47)

9 Night Breed (15:04)

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