Al Green – Let’s Stay Together


.CRITIQUE/

C’est avec cet album de 1972 qu’Al Green va confirmer son succès commercial.
Cette voix toute en douceur en fait l’un des maîtres incontestables de la soul.
De sa voix, il effleure la mélodie avec un tact et un finesse empreintes d’une intention précieuse et retenue. Un anti James Brown en quelque sorte !

Le morceau « Let’s stay together » est sa composition la plus célèbre, mais j’adore aussi « The letter », reprise des Box Tops dans l’album « Green in blues » enregistré 3 ans plus tôt.

La vie du chanteur sera en dents de scie : en 1974, après le suicide de sa femme, Al Green est ordonné pasteur chrétien évangélique et afin de se consacrer uniquement à sa nouvelle mission, il quitte la scène (en 1979) pour ne chanter que du gospel. Il reviendra à la soul fin des années 80, mais très sommairement.

Une voix unique ! Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Shake hands and tell me goodbye……

Let’s Stay Together est une chanson du chanteur de soul américain Al Green figurant sur l’album homonyme sorti en 1972. La chanson est d’abord sortie en 45 tours en novembre 1971 chez Hi Records, se hissant à la première place du Billboard Hot 100, classement américain des meilleures ventes de disques toutes catégories musicales confondues.

Elle est classée 60e dans la liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps par le magazine Rolling Stone de 2004, et a été reprise par de nombreux autres interprètes, notamment Tina Turner.

La chanson est ajoutée au Registre national des enregistrements par la Bibliothèque du Congrès en 2010, qui sélectionne chaque année les enregistrements qui sont « culturellement, historiquement ou esthétiquement significatifs »1 et a été intronisée au Grammy Hall of Fame en 1999 . wikipedia

———————————————–

Albert Leornes Greene dit Al Green, né le 13 avril 1946 à Forrest City (Arkansas), est un auteur, compositeur, producteur et chanteur soul, et un pasteur chrétien évangélique pentecôtiste américain. Bercé par les pionniers du genre (Ray Charles, Sam Cooke, Solomon Burke), il en fut l’un des plus célèbres représentants durant les années 1970.

Biographie

Premiers pas
Greene est né le 13 avril 1946 dans l’Arkansas, d’un père métayer. Il est le sixième des dix enfants qu’auront ses parents de condition modeste. Il commence à chanter à l’âge de neuf ans dans un quartet de gospel de Forrest City que lui et ses trois frères avaient fondé, les Greene Brothers. Ils partent en tournée dans le sud-est des États-Unis au milieu des années 1950 jusqu’à ce que la famille déménage à Grand Rapids dans le Michigan. Ils chantent alors dans le Michigan et dans la partie nord des États-Unis (Chicago). Son père le sort du groupe après l’avoir surpris en train d’écouter Jackie Wilson.

Adolescent, Al Green forme un groupe appelé Al Greene & the Creations avec des amis du lycée. Deux d’entre eux, Curtis Rogers et Palmer James, créent un label indépendant appelé Hot Line Music Journal. Le groupe, bientôt rebaptisé Al Greene and the Soul Mates, enregistre un single pour le jeune label, faisant de Back up train (1967) le premier succès du jeune prodige (cinquième des ventes R&B). Alors que le succès des Soul Mates s’essouffle, Greene rencontre Willie Mitchell, numéro deux de Hi Records à Memphis. Le musicien l’embauche comme chanteur pour son groupe lors d’un spectacle au Texas et, par la suite, fait signer Greene en solo. Sa carrière solo est lancée pour atteindre son apogée avant de connaître un brusque changement au cours des années 1970. Il faudra attendre 2003 pour voir son retour sur la scène internationale dans un registre soul & funk qui fera danser de nombreux fans.

Un succès progressif

Al Green en 1973
Engagé au début des années 1970 chez Hi Records, Al Green (qui a ôté un « e » à son nom de ville) enregistre Green is Blues (1971), un tout premier album produit par Mitchell. Si l’album reçoit un succès mitigé, aucun des titres ne parvenant à se classer dans le Top R&B, Green is Blues pose les bases de l’œuvre Green : valorisation de la basse, nombreux vents, primauté de la voix du chanteur. Celle-ci, particulière, ne décolle réellement qu’avec la reprise du tube des Beatles I Wanna hold your Hand ; Tomorrow’s dream et Get back baby révèlent clairement, en outre, le potentiel musical du jeune chanteur.

Si la recette ne change pas véritablement, l’accueil que le public fait à son deuxième album lance la carrière d’Al Green. Sur Al Green Gets Next to You (1971) apparaissent en effet ses premiers tubes, bien servis par une voix que le chanteur maîtrise mieux désormais. You Say It, Right Now Right Now, I Can’t Get Next to You et Tired of Being Alone sont bientôt remplacés dans les charts R&B et Pop par les extraits du troisième album de Green, Let’s Stay Together (1972). La machine commerciale est bien lancée et se poursuivra jusqu’en 1975, le sommet étant atteint avec You Ought to Be with Me, du 4e et probablement meilleur album du chanteur, I’m Still in Love with You (décembre 1972) (la concurrence avec Call Me, sorti quelques mois plus tard, fait certes rage en 1973).

Ainsi se succèdent les titres qui font d’Al Green, au début de la décennie 1970, un des représentants les plus emblématiques de la musique soul. La voix maîtrisée, la basse a quelque peu laissé place à la première guitare et au clavier, donnant souvent aux singles une efficacité imparable : Let’s Stay Together (premier des ventes R&B et Pop), Look What You Done for Me, I’m Still in Love With You, Call Me (Come Back Home), Here I Am (Come and Take Me), Sha La La (Make Me Happy), L-O-V-E (Love).
Le tournant gospel

C’est ainsi bien au sommet de sa carrière qu’Al Green voit son destin frappé par le malheur : le 18 octobre 1974, Mary Woodson, sa petite amie de l’époque, l’agressa en versant de la pâte de maïs bouillante sur lui alors qu’il s’apprêtait à se doucher. Brûlé gravement, criant de douleur, il entend son agresseuse prendre la fuite et se donner la mort dans la chambre voisine. Profondément choqué, Green voit dans le drame un signe divin et décide d’agir en conséquence. En 1976, il est ordonné pasteur chrétien évangélique à l’église pentecôtiste du Full Gospel Tabernacle de Memphis.

La révolution de l’homme transparait peu à peu dans l’œuvre de l’artiste, les LPs Full of fire et Have a Good Time témoignant d’une certaine gravité jusque-là absente du repertoire musical de Green. Le chanteur ne classe guère plus ses singles dans les charts Pop, et sa relation avec Mitchell se détériore, amenant le duo à rompre leur travail commun en 1976. Green monte son label, American Music, et produit seul The Belle Album (1977), sa dernière œuvre soul saluée et reconnue.

Victime d’un nouvel accident, cette fois sur scène (1979), Green décide radicalement de mettre un terme définitif à sa carrière R&B. Raréfiant ses apparitions, désormais réservées aux offices religieux, il multiplie les projets gospel (pour lesquels il remportera un total de 8 Grammy). En 1984, Robert Mugge lui rend hommage en réalisant Gospel according to Al Green, un documentaire incluant des interviews du chanteur et des extraits d’offices en son église.

Retour à la musique séculière
Après avoir passé quelques années à ne chanter que du gospel, Al Green renoue avec ses origines musicales. Entre des albums plus orientés R&B, donc, il enregistre un duo avec Annie Lennox, Put a little love in your heart (1988) ; En 1994, son duo avec le chanteur de country Lyle Lovett mélangea country et R&B, lui faisant gagner un neuvième Grammy, cette fois dans la catégorie pop music. Son album Your heart’s in good hands (1995), reçoit de bonnes critiques mais ne convainc pas le public ; il entre au Rock and Roll Hall of Fame la même année. Son morceau Let’s Stay Together fait partie de la bande originale du film Pulp Fiction de Quentin Tarantino, film culte qui relance la soul et la funk des années 1970 (ainsi que la Surf Music des années 1960).

En 2000, il publia Take me to the river (Amène-moi à la rivière), un livre retraçant sa carrière. Il reçut un Grammy pour l’ensemble de son œuvre en 2002. En 2003 il sort un album non religieux I can’t stop, la première collaboration avec Willie Mitchell depuis l’album de 1985 He is the light. Puis en mars 2005 sort Everything’s ok, la suite de I can’t stop. wikipedia

 

                ————————–

Let’s Stay Together 3:15
La-La For You 3:29
So You’re Leaving 2:53
What Is This Feeling 3:40
Old Time Lovin 3:17
I’ve Never Found A Girl 3:37
How Can You Mend A Broken Heart 6:21
Judy 3:44
It Ain’t No Fun To Me 3:27

Laisser un commentaire