
.CRITIQUE/
Ce maître incontestable du DUB continue de surprendre avec cette réédition de disque sorti en 2001, avec des versions inédites de ses travaux célèbres qui n’étaient jamais sorties.
Des morceaux de Cornell Cambell, Delroy Wilson, Jacob Miller, Jackie Mittoo, Johnny Clarke et évidement Sly et Robbie composent cette galette idéale pour les DJ avertis.
Une douceur et une forme de tendresse du son se dégagent de cette musique née de l’expérimentation. Cet électronicien de génie n’est pas moins qu’un utilisateur assidu d’effets comme la réverbération, la saturation, l’écho, le phaser, et d’un gros son de basse-batterie qui monopolise l’espace immaculé.
Une petite perle non sans charme qui fera décoller les membranes de vos enceintes ! Ocollus
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King Tubby est sans conteste l’inventeur du dub. Né Osbourne Ruddock à Kingston en 1941, il grandit dans le quartier de High Holborn Street, dans le centre de Kingston, avant de déménager dans le quartier de Waterhouse en 1955. Son génie électronique s’est développé en réparant des radios et des téléviseurs, une progression naturelle qui l’a conduit à travailler avec des amplificateurs et à créer son propre système audio, « Tubby’s Home Town Hi-Fi ».
À la fin des années 60, la concurrence était rude. Votre talent se mesurait à la qualité des disques exclusifs que vous passiez. En enregistrant des disques pour le label Treasure Isle de Duke Reid, Tubby a découvert qu’en ajoutant ou en supprimant des voix ou des instruments dans les pistes d’accompagnement, il était possible de créer de nouvelles versions d’anciens morceaux.
Ces premières versions, testées et approuvées sur son système audio, ont rencontré un tel succès qu’il a investi dans une console de mixage à quatre pistes vendue par Dynamic Studios à Kingston.
Grâce à ses vastes connaissances en électricité, il a recâblé la console existante avec des effets de delay echo, des curseurs et des unités de phasing, et c’est ainsi qu’est né le King Tubby’s Studio Of Dub au 18 Drummlie Avenue, Kingston 11, Jamaïque… Sa maison… C’est là que tous les producteurs apportaient leurs morceaux pour que Tubby y ajoute sa touche magique. La plupart des morceaux sortis en Jamaïque à partir de ce moment-là comportaient une « version » sur leur face B, très probablement un dub de Tubby.
L’un des producteurs qui a le plus fait appel à lui était Bunny Striker Lee, dont les labels Jackpot, Justice et Attack comportaient tous des mixages/versions de Tubby sur leurs faces B.
Notre collection ici provient entièrement des bandes originales. Vous avez peut-être déjà entendu ces morceaux, mais pas dans ces versions… Elles étaient restées perdues dans les archives jusqu’à présent. Alors installez-vous confortablement et appréciez le travail du maître du dub. Rough trade
King Tubby, né Osbourne Ruddock le 28 janvier 1941, est un ingénieur du son et producteur jamaïcain, originaire de Kingston. Il est assassiné dans son studio, à Kingston, le 6 février 1989, par un tueur anonyme dont l’unique motivation semble se limiter au vol de son argent, de son revolver et de sa chaîne en or.
King Tubby est souvent identifié comme étant à l’origine du dub. Il est à la source de la plupart des techniques de production du dub que sont les effets caractéristiques du style, et qui mèneront plus tard au développement du remix.
Biographie
Origines et débuts
Osbourne Ruddock grandit dans les environs du port de Kingston avec 3 frères et 4 sœurs. En 1955, il déménage dans les nouveaux quartiers à l’ouest de la ville.
Il passe sa jeunesse à travailler comme réparateur de radio ; passionné de technologie électronique, il consacre également ses loisirs au démontage et au remontage de tout type d’appareil. Il étudie à la faculté des arts, sciences, et technologies de Kingston. Il se lance dans la réparation d’appareils électroniques et ouvre une boutique dans la maison de sa mère. Il commence à réparer des amplis, et en construit un lui-même en 1958.
Développement du dub
Après la découverte des prestations sound-system du DJ Ruddy Redwood avec des instrumentales de reggae, King Tubby se lance pleinement dans une démarche artistique. Fin connaisseur de l’électronique musicale, il fut l’un des premiers à développer le son dub sur des riddims, qui lui sont alors confiés par son ami, le producteur Bunny Lee, qui l’aide à acquérir une table de mixage MCI pour créer son propre studio[2]. C’est par accident qu’il se lance dans le remix dub : Alors qu’il travaille sur un morceau de Duke Reid, il omet certaines pistes vocales et commence alors à jouer avec des effets musicaux[3]. Dans les années 1950, il lance aussi une radio pirate (TRS – Tubby’s Radio Station) avec son jeune voisin Lloyd James (King Jammy) et utilise cette radio pour diffuser son nouveau style sonore.
Son nom d’artiste, King Tubby, est inspiré du surnom de sa mère, Tubman.
King Tubby est ainsi à l’origine d’une série d’effets appliqués aux sons, tels que la réverbération, la saturation, l’écho, le phaser, et de l’amplification de certains instruments par rapport aux autres (notamment du couple rythmique basse/batterie).
Ingénieur et producteur
En 1971, Tubby crée son propre studio Home Town Hi-Fi[4] (au 18 Dromilly avenue, à Kingston, dans le Waterhouse), où il continue à déconstruire le reggae, donnant une véritable vie au dub. La taille de l’endroit ne permettant pas d’accueillir un groupe au complet, King Tubby est cependant réputé pour ses nombreuses collaborations avec des chanteurs ou des instrumentistes.
L’année suivante, il fait l’acquisition d’une console MCI achetée au studio Dynamic Sounds sur les conseils de Bunny Lee. Cette table de mixage est équipée de 12 entrées et 4 bus (sous-groupes) qui lui permettent de traiter séparément les différents éléments qui composent les morceaux. La console est aussi équipée du fameux Big Knob, un filtre passe-haut dont l’effet appliqué à l’un des sous-groupes est un des marqueurs esthétiques forts du dub. La console MCI de King Tubby est conservée au musée de Seattle.
Rapidement devenu un producteur prolifique, King Tubby inspire plusieurs artistes, qui se lancent également dans le dub. Il conçoit ainsi entièrement les circuits du Black Ark, le studio de Lee Scratch Perry, puis forme à la discipline Prince Jammy et The Scientist.
Entre 1975 et 1980, Tubby est un acharné de travail, développant beaucoup de projets, multipliant les collaborations et éditant un nombre imposant d’albums. Le summum de son œuvre est sans doute King Tubby Meets The Rockers Uptown, créé en 1976 avec Augustus Pablo. Il faut aussi citer des albums comme Blackboard Jungle Dub de Lee ‘Scratch’ Perry, auquel il contribua beaucoup, ou le In Dub Conference, réalisé avec Harry Mudie. Enfin, il assure simultanément la technique pour de nombreux artistes, tels que Prince Jazzbo, Johnny Clarke, Cornell Campbell ou Dr. Alimantado.
En 1985, il modernise son studio avec du matériel informatique de montage.
King Tubby a permis à la production musicale de décentrer la créativité vers le technicien, souvent à la fois ingénieur du son et disc jockey. Alors qu’il est à la genèse même de la notion du remixage audio, Tubby meurt juste avant la grande explosion électronique qui engendra de nouvelles formes de « bass-music » : ambient, techno, hip-hop, trance, …Wikipedia
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