Art Blakey & the jazz messengers – Caravan


  • CRITIQUE/

Pour le 100ème disque de « disquesdumoi » , c’est un batteur de jazz qui est à l’honneur.

Ce disque est le 1er disque d’Art Blakey chez Riverside et aussi l’un de mes préférés de cette formation avec Wayne Shorter au saxophone et Freddie Hubbard à la trompette. Écoutez la fraîcheur qui se dégage de ce disque avec le morceau d’introduction « caravan » succès de Duke Ellington, ou avec ces valses si  habituelles dans le mouvement hard-bop.

Un jazz mélodique, très rythmé, ludique et scintillant, et aussi très technique qui fait de ce disque une merveille de créativité. Des musiciens reconnus aujourd’hui feront leur classe au fil des ans au sein des « jazz messengers » d’Art Blakey comme : Wayne Shorter, Freddie Hubbard, Bobby Watson, Donald Harisson, Brandford et Wynton Marsalis…… etc.

Sa musique pour moi est la quintessence de l’intelligence et de l’esthétique du jazz dans son souci d’universalisme, avant que la new thing et le free viennent clôturer la révolution musicale du 20ème siècle. Jubilatoire !  Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album……

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Inventeur du be-bop moderne à la batterie, Arthur ‘Art’ Blakey voit le jour en 1919 à Pittsburgh. D’abord pianiste, il s’illustre à la batterie durant son adolescence et joue dans les années 1940 avec de grands noms du jazz comme Fletcher Henderson, Billy Eckstine ou Sarah Vaughn. Au cours d’une visite en Afrique de l’ouest, vers la fin de cette décennie, il se convertit à l’islam, devient Abdullah Ibn Buhaina et apprend les bases de la percussion polyrythmique. Ami de Thelonious Monk, il participe à tous ses enregistrements et collabore également avec Miles Davis. En 1954, Blakey enregistre Night at Birdland, le premier live de jazz et forme avec le pianiste Horace Silver son quintet The Jazz Messengers. The Jazz Messengers at the Cafe Bohemia sort deux ans plus tard puis la formation prend le nom de Art Blakey and the Jazz Messengers.

De 1959 jusque dans le courant des années 1960, Along came Betty, Blues March et Ping Pong offrent au groupe un succès aussi bien critique que public illustré par ses nombreuses tournées. L’arrivée de Curtis Fuller au trombone en 1961 transforme le groupe en sextet et ce jusqu’en 1964. Sous l’impulsion de Wayne Shorter, le groupe participe aux sessions du New Thing de John Coltrane. Les années suivantes bien qu’avec un orchestre changeant, Blakey demeure à la tête des Jazz Messengers et donne leur chance à de jeunes musiciens parmi lesquels Kenny Garrett, Keith Jarrett, Wallace Rooney ou encore Wynton Marsalis et contribue à la résurgence du genre dans les années 1980.

Pilier du hard bop, et découvreur de talents de jazz, Art Blakey meurt en 1990 laissant en héritage son style énergique empreint de blues.

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 1. »Caravan » (Juan Tizol) – 9:47
2. »Sweet ‘n’ Sour » (Shorter) – 5:31
3. »In the Wee Small Hours of the Morning » (Mann, Hilliard) – 4:06
4. »This Is for Albert » (Shorter) – 8:21
5. »Skylark » (Carmichael, Mercer) – 4:51
6. »Thermo » (Hubbard) – 6:48

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