Duke Ellington – Afro bossa


  • CRITIQUE/

Duke Ellington vient de quitter Columbia records et c’est dans cette formation d’une fraîcheur absolue que  » le Duke » enregistre cette petite merveille d’arrangements, qui tourne autour de la musique latine ! 

Un judicieux mélange d’anciens morceaux et récents fait de ce disque un patchwork survitaminé, à l’énergie unique et aux saveurs exotiques.

Au tout début, c’est vers le morceau Calinè (Silk lace) que mon intérêt s’est porté, mais cette fraîcheur et cette modernité unique au Duke m’ont fait adorer ce disque dans son intégralité, où chaque instrument est indissociable du groupe et est au service du collectif, où l’orchestre ne fait qu’un bloc !

Une leçon de musique, mais tout est leçon avec Ellington ! Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album……

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Cet premier enregistrement chez Reprise et l’arrivée de ces musiciens n’étaient pas le fruit du hasard: Duke Ellington va préparer un tout nouvel album ayant pour thème les rythmes « Afro-Bossa » . Les titres sont composés d’originaux et de reprises. Ne vous laissez pas méprendre pas le titre Afro-Bossa. Il s’agit plutôt d’un mélange de rythmes africains et latins.

Ellington venait juste de quitter Columbia Records. Ces derniers albums chez Columbia n’étant pas particulièrement inspirés. Par contre, cet album lui est vraiment inspiré.

L’album commence par le très rythmé « Afro-Bossa« , surnommé « Gut-Bucket Bolero » par Ellington. Vient ensuite toute une série de titres aux qualités assez variables. L’album contient des solos à vous faire tomber par terre, et tout spécialement ceux de Ray Nance. A noter également Cat Anderson dans un superbe morceau de trompette sur le dernier titre.

Le titre « Purple Gazelle », déjà enregistré sous le titre « Angelica » avec John Coltrane est un Ragtime Cha-Cha. Ellington fait à nouveau référence au son dit « Jungle » avec le titre « Moobow ». « Tigress », aux nombreuses influences latines, permet à Gonsalves, Williams et Jimmy Hamilton de se mettre en valeur. Tandis que le titre « Pyramid » composé par Ellington et Tizol est une reprise de 1938.

En bref, un bel album, qui recevra 5 étoiles du DownBeat Magazine lors de sa sortie et un album indispensable pour tout amateur éclairé de Latin Jazz. musicadelbarrio

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1. Afro-Bossa 4:22
2. Purple Gazelle 2:44
3. Absinthe 3:34
4. Moonbow 2:33
5. Sempre Amoré 3:14
6. Caliné (Silk Lace) 2:31
7. Tigress 3:06
8. Angu 2:42
9. Volupté 2:44
10.Bonga 2:49
11.Pyramid 3:03
12.Eighth Veil 2:48

Albert Marx – Production
Ernie Shepard –  Basse
Billy Strayhorn – Percussions, Piano
Sam Woodyard – Batterie
Donalyn Brooks Catalano – Direction Artistisque
Russell Procope – Clarinette, Sax Alto
Chuck Connors, Buster Cooper et Lawrence Brown – Trombone
Roy Burrowes – Percussions, Trompette
Harry Carney – Clarinette, Sax Bariton
Duke Ellington Piano, Directeur Musical
Joe Gastwirt – Ingénieur du Son, Masterisation
Jimmy Hamilton – Clarinette, Sax Ténor
Cat Anderson et Cootie Williams – Percussions, Trompette
Paul Gonsalves – Sax Tenor
Johnny Hodges – Sax Alto
Ray Nance – Violon, Cornet

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