Vinicius de Moraes con Maria Creuza i Toquinho : En la fusa 1


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  • CRITIQUE/

Sûrement le premier disque de musique brésilienne que j’ai pu écouter ! Que dire de cette merveille du genre ? Voici quelques-uns des plus grands standards de la musique brésilienne sublimés par un des plus grands compositeurs (Vinicius de Moraes), un guitarite-chanteur talentueux (Toquinho) et la voix limpide de Maria Creuza.
Enregistré en Argentine avec une section rythmique locale en live dans un café ainsi qu’en studio, nous pouvons entendre V. De Moraes raconter des anecdotes entre les morceaux : quand on regarde les photos à l’intérieur de la pochette on peut y voir la bouteille de whisky descendre à vu d’œil.
 » La fille d’Ipanéma », « Felicidade » (musique du film Orfeu Negro), « Samba em préludio » à pleurer… Même si cette musique parait légère musicalement, elle l’est beaucoup moins dans les  textes qui parlent parfois de sujets forts.
Cette musique mélange la saudade portugaise avec des rythmes venant de toutes les cultures brésiliennes, le tout au service de la poésie !

Je n’en dirait pas plus, écoutez vite ce chef-d’œuvre !   Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album………

 

Il y a bientôt cent ans, le 19 octobre 1913 à Rio de Janeiro, naissait Marcus Vinícius da Cruz de Melo Moraes. Diplomate, dramaturge, poète, auteur, compositeur, partenaire artistique de Tom Jobim ou Baden Powell, insatiable romantique (il se maria neuf fois), le « poetinha » (petit poète) a laissé une contribution déterminante au rayonnement des lettres et de la musique du Brésil au XXe siècle.

Qui était Vinícius de Moraes ? Tentative de réponse par un rappel de ses talents et vies multiples, vies qu’il a consummées à grande vitesse (il est mort à 66 ans), suivie d’une évocation des fructueux partenariats artistiques grâce auxquels il a signé les plus belles pages de la musique brésilienne du XXe siècle.
Un diplomate : Souvent surnommé le « poète-diplomate », Vinícius de Moraes a longtemps mené différentes activités en parallèle. Il entame sa carrière diplomatique en 1946 comme vice-consul à Los Angeles. Il rentre au Brésil en 1950 à la suite de la mort de son père. Il occupe par la suite des postes à Paris et Rome. En 1968, il se trouve au Portugal pour des concerts avec Chico Buarque et Nara Leão quand il apprend son éviction du corps diplomatique par la junte militaire au pouvoir dans son pays depuis 1964. Motif invoqué : son comportement jugé trop bohème n’est pas compatible avec ses fonctions. À titre posthume, il bénéficiera d’une amnistie en 1998, d’une réintégration au corps diplomatique en 2006 et d’une promotion au titre d’ambassadeur en 2010.
Un dramaturge : Vinícius de Moraes commence à monter des petites pièces de théâtre au collège Santo Inácio, tenu par des pères jésuites, à Botafogo, un quartier de Rio de Janeiro, où il est entré en 1924. En 1956, sa pièce « Orfeu da Conceição », transposition du mythe d’Orphée dans les favelas, lui assure la renommée. L’œuvre écrite en 1954 est créée le 25 septembre 1956 au Théâtre municipal de Rio. C’est la première fois que des acteurs noirs montent sur cette scène. L’architecte Oscar Niemeyer a signé les décors. Un compositeur de 29 ans, Antônio Carlos Jobim, a mis le spectacle en musique. C’est la première collaboration entre les deux hommes, début d’une très prolifique amitié. Adaptée au cinéma en 1959 sous le titre « Orfeu Negro », réalisée par Marcel Camus, l’œuvre obtiendra la Palme d’or à Cannes (1959) et l’Oscar du meilleur film étranger (1960). Vinícius de Moraes écrira quelques autres pièces, mais son « Orfeu » demeure la plus célèbre.
Un poète et un écrivain : dès l’école primaire, le jeune Vinícius écrit des poèmes. À la faculté de droit, il se lit d’amitié avec l’écrivain Otávio de Faria qui encourage sa vocation. De fait, la carrière littéraire de Vinícius de Moraes démarre au début des années 1930. En 1933, il est encore étudiant quand sort son premier recueil de poèmes, « O Caminho para a Distância ». Une douzaine d’autres publications sortiront jusqu’en 1970, année de la parution d’un recueil de poésies enfantines, selon le site consacré à Vinícius de Moraes.
Un compositeur : Vinícius commence à écrire ses premières compositions à partir de 1927, après sa rencontre avec le musicien Paulo Tapajós et le frère de ce dernier, Haroldo. À partir de 1956, avec son travail pour les musiques de sa pièce « Orfeu da Conceição », le poète-diplomate s’implique de plus en plus dans la musique. S’il a écrit en solo quelques joyaux comme le sublime « Medo de amar », il a surtout ponctué sa carrière d’auteur de partenariats artistiques dont certains ont marqué l’histoire de la musique brésilienne, et bien au-delà.
Un parolier : Antônio Carlos Jobim, Baden Powell de Aquino, Toquinho, Edu Lobo, Carlos Lyra… Vinícius de Moraes s’est associé aux meilleurs compositeurs brésiliens de son temps pour co-signer des centaines de chansons, dont certaines sont gravées dans la mémoire collective. Avec Tom Jobim et le chanteur-guitariste João Gilberto, il a lancé la bossa nova. Avec Baden Powell, il a fait connaître les musiques d’influence africaine de son pays. Avec Toquinho ou Edu Lobo, il a offert de sublimes pages à la MPB (musique populaire brésilienne). Et il a participé, en tant qu’auteur, et souvent lui-même chanteur, à de nombreux disques. Il a insufflé sa poésie, d’une grande musicalité, à la musique populaire brésilienne qui en est sortie transcendée.
Un éternel amoureux : Vinícius de Moraes se marie à neuf reprises, dont une première fois par procuration, en 1939, alors qu’il séjourne à Oxford grâce à une bourse d’études. Ses épouses successives : Beatriz « Tati » Azevedo de Mello, Regina Pederneiras, Lila Bôscoli, Maria Lúcia Proença, Nelita Abreu Rocha, Gesse Gessy, Cristina Gurjão, Marta Rodrigues Santamaria et Gilda de Queirós Mattoso, qui sera auprès de lui à la fin. Adolescent dans l’âme, incurable romantique, il aime par-dessus tout l’état amoureux. Il aura noyé nombre de chagrins dans l’alcool, lui qui aimait à dire que « le whisky est le meilleur ami de l’homme ». La passion, mais aussi la désillusion inspireront bien des poèmes et textes de chansons : « Eu sei que vou te amar », « Amor em paz », « Soneto da separação »…
 1. Copa Do Mundo
2. Felicidade
3. Tomara
4. Que Maravilha
5. Lamento No Morro
6. Berimbau No Morro
7. Irene
8. Canto De Ossanha
9. Garota De Ipanema
10. Samba Em PrelÀDio
11. Catend™
12. Valsa De Tunisia
13. Eu Sei Que Vou Te Amar
14. Minha Namorada
15. Se Todos Fossem Iguais A VocŠ

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