Arcade fire – Funeral


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  • CRITIQUE/

On sait toujours quand on écoute certains disques qu’il se passe quelque chose de particulier et d’unique, c’est le cas avec « Funéral » !

Ces canadiens annoncent la couleur dès la première note de ce disque inspiré, à l’énergie débordante et à l’esthétique parfaite. Un rock à la sauce baroque ponctué de xylophone et d’accordéon ! Le tout avec un son magistral et accrocheur. Même David Bowie dira que c’est le meilleur disque de rock de l’année 2004.

A noter : la disparition de membres de la famille de certains musiciens du groupe, pendant l’enregistrement impose de facto une urgence palpable dégagée par ce disque. Remarquable !  Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Neighborhood #1 (Tunnels) ……

Neighborhood #2 (Laïka)……

Une année sans lumière……

Neighborhood #3 (Power Out)……

Wake up avec David Bowie………

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Funeral (« Enterrement » en anglais) est le premier album du groupe de rock indépendant québécois Arcade Fire, sorti le 14 septembre 2004 en Amérique du Nord (label Merge Records) et le 28 février 2005 en Europe (label Rough Trade).

Il a été accueilli par la critique musicale avec un grand enthousiasme au Canada, aux États-Unis, puis en Europe. Il fut alors considéré comme le meilleur album rock de l’année 2004 par de nombreux spécialistes. David Bowie, après l’écoute de cet album, annonça sur son site officiel que le meilleur album rock de l’année venait de sortir1. Funeral est un album qui mélange intimisme (Tunnel, 7 Kettles, In the Backseat) et hymne universel (Power Out, Wake Up, Rebellion).

Les membres d’Arcade Fire ont baptisé l’album en référence aux décès de certains proches pendant l’enregistrement. Ces circonstances ont également influencé plusieurs de leurs chansons, notamment Une année sans lumière et In the Backseat.

L’album a recueilli dans l’ensemble de très bonnes critiques, obtenant un score de 90/100, sur la base de 33 critiques collectées, sur Metacritic16. Il figure sur la liste des meilleurs albums des années 2000 de plusieurs magazines ou sites spécialisés : à la 2e place pour Pitchfork Media17, à la 4e pour Slant Magazine18, à la 6e pour Rolling Stone19, et à la 7e pour New Musical Express20.

James Monger, d’Allmusic, lui donne 5 étoiles sur 521. Jesus Chigley, de Drowned in Sound, lui donne la note de 10/1022. Dave Simpson, du Guardian, lui donne 5 étoiles sur 523. David Moore, de Pitchfork Media, lui donne la note de 9,7/1024. Adam Downer, de Sputnikmusic, lui donne 4,5 étoiles sur 525.

Le magazine Rolling Stone lui donne 4 étoiles sur 526. Sophie Rosemont, de Music Story, lui donne 4 étoiles sur 527. Leath Greenblatt, d’Entertainment Weekly, lui donne la note de B+28. Wikipédia.


On évoque régulièrement la scène musicale montréalaise quand il est question de rock indépendant mais il faut avouer que les discussions ont souvent tendance à se concentrer autour du label Constellation. Étiquette de qualité, certes, mais s’éloignant rarement d’une esthétique musicale d’influence post-rock, souvent instrumentale et pas forcément des plus joyeuses.
Récemment, il y a bien eu les excellents disques pop de The Dears ou encore les inattendus Unicorns, dont le premier album teinté lo-fi a allègrement tapé dans la fourmilière l’an dernier… Mais on attendait encore LE groupe qui pourrait nous redonner une nouvelle mais réelle excitation musicale au Québec.
Ne cherchez plus, il est là: The Arcade Fire. Ce nom ne vous dit peut-être pas encore grand chose mais il y a fort à parier qu’on entendra pas mal parler d’eux dans les prochains mois.

Difficile d’imaginer qu’il s’agit d’un premier album quand on écoute Funeral. Le son est excellent et la production sans reproche. Les orchestrations sont fouillées (guitares et batterie mais aussi violon, xylophone, piano voire accordéon) mais parfaites et toujours pertinentes, jamais envahissantes. Sans parler de la voix de Win Butler, haute, juste et belle, rappelant parfois celle d’un Ian Mc Culloch, excusez du peu.
Difficile également de décrire cette musique inspirée et inspirante. De la pop épique ? Du rock enlevé ? Peu importe tant l’envie n’est pas à nouveau de coller une étiquette sur un tel groupe. On est d’ailleurs assez loin de toute tendance musicale branchée et c’est heureux. Mais force est de constater qu’on se laisse gagner par les élans de ce lumineux album qu’on a envie de partager. Car, au fond, la musique, c’est aussi un partage. Et ce disque n’est pas de ceux qu’on aime écouter seul, secrètement… Cette chronique en est la preuve !

Loin des instrumentaux parfois déprimants de leurs voisins de Godspeed You ! Black Emperor (pour ne citer que les plus illustres), on sent de l’espoir dans la musique d’Arcade fire. C’est ce mot qui vient à l’esprit au fil des écoutes. Qu’il soit murmuré ou hurlé, cet espoir sonne juste et donne le ton de cet album qu’on se prend à faire tourner en boucle sur la platine. Un début en forme de sans-faute. X SILENT.

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1. Neighborhood #1 (Tunnels)4:48
2. Neighborhood #2 (Laïka) 3:31
3. Une année sans lumière 3:40
4. Neighborhood #3 (Power Out) 5:12
5. Neighborhood #4 (7 Kettles) 4:49
6. Crown of Love 4:42
7. Wake Up 5:35
8. Haïti 4:07
9. Rebellion (Lies) 5:10
10. In the Backseat 6:20

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