The only ones – Special view


sc20231

  • CRITIQUE/

 » Another girl, another planet  » serait le plus grand tube de rock jamais enregistré selon certains spécialistes. Ecoutez rapidement ce morceau à l’énergie communicative porté par la voix éraillée et punkisante de Peter Perett. 

Histoire d’amour pour l’héroïne ? Ce disque compile les 2 premiers albums du groupe et cache quelques pépites comme « the beast ». Cela peut être un disque pour la Saint Valentin… mais avec the Only ones c’est Noël dans la poudreuse… Les textes hantés par les affres de la drogue… On pourrait y voir le pendant britannique d’un Lou Reed survolté.

Enregistré et produit par John Burns (Bowie, Motorhead…) ce disque est aussi classe que vénéneux, oublié mais culte, esthétique et inspiré. Le tout mené par une des plus belles voix du genre… Envoûtant ! Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Another girl another planet……

Lovers of today……

The beast……

City of fun ……

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The Only Ones était un groupe de rock anglais formé en août 1976 à Londres. On peut les classer dans les genres punk, power pop, hard rock avec des influences psychédéliques. Le groupe s’est reformé en 2007 après que leur hit Another Girl, Another Planet ait été utilisé pour une campagne de publicité Vodafone en 2006. Ils ont joué au Royaume-Uni de 2007 à 2009. De nouvelles chansons ont vues le jour en 2009.

Biographie
Le groupe est formé en août 1976 par Peter Perrett avec des musiciens professionnels. Ils sont plus âgés que la plupart des groupes punk. Ils sortent leur premier single Lovers of Today un an après sur Vengeance Records, leur propre label et en vendent 28 000 exemplaires. Ce titre est nommé « single of the week » dans trois magazines anglais. Puis ils enregistrent Another Girl, Another Planet à l’Escale Studio dans le Kent avec le producteur John Burns, qui a travaillé avec David Bowie, Genesis et Motörhead. Cette enregistrement figure sur leur premier album du même nom paru sur CBS Records. Wikipédia.

The Only Ones – Another Girl, Another Planet (1978)

Le terme est d’une terrifiante banalité. On n’en a pourtant pas repéré d’autres pour qualifier les Only Ones. Groupe maudit donc, par défaut. Nulle légende, presque aucune anecdote, un souvenir incertain, rendu plus flou encore par quinze longues années de trou noir à peine troublées par les effusions solitaires d’un Guy Chadwick bêtement énamouré, mais qui aura bien été le seul à briser le silence, à oser tout au long de la carrière triste de House of Love se réclamer d’eux. Comme si tout restait à faire, tout restait à dire d’un Peter Perrett reclus et souffreteux, d’une poignée de chansons si vénéneuses qu’on préféra les dissimuler afin de mieux les perdre. Amnésie collective. A d’autres, on aurait édifié des chapelles, rendu un culte, mobilisé théologiens et autres encyclopédistes. Mais même à l’heure des bilans de l’ère new-wave, on classa les Only Ones à la rubrique des oubliés. Quant à la France, terre d’asile de tous les éclopés, de tous les parias, elle ne sut les accueillir qu’à coups de canette, en première partie de Trust et de Shakin’Street. Fermez le ban. Pour le groupe, c’était de toute façon perdu d’avance. Avec un bassiste rangé des voitures depuis 1967, un ex-Spooky Touth à la batterie, un guitariste à moitié chauve et aux tentations hendrixiennes, tous largement trentenaires et plutôt sales sur eux, la mission relevait de l’impossible. Alors, que dire de Peter Perrett, de sa mise à l’afféterie de fête foraine ? fourrures mitées et veste léopard ?, en pleine effervescence post-punk Précieux et décadent, junkie mais lucide, l’homme n’avait que bien peu de rapports avec, au hasard, Joe Strummer ou Andy Partridge, sinon l’époque: 1978. Les trois albums des Only Ones, qu’on réédite aujourd’hui dans l’anarchie la plus totale (noblesse oblige), ne furent jamais qu’ une séance de rattrapage, une infime parcelle de gloire chipée au nez et à la barbe d’une destinée contraire. « I always flirt with death/I looke ill but I don’nt care about it » (Je flirte en permanence avec mort/J’ai l’air malade mais je m’en fous) : les chansons de Peter Perrett n’ont jamais eu beaucoup de santé. Scrofuleuses, ambiance de fièvre, elles ne tenaient debout que grâce aux béquilles d’une instrumentation largement dopée. Sous respiration artificielle. Ballades toxiques et déliquescentes, nimbées de parfums délétères (From here to eternity), ou drug-songs effrénées, à la configuration de montagnes russes (94nother girl, another planet, The Beast), elles semblaient chantées par un Lou Reed nauséeux, toujours au bord de la défaillance. Romantique, désappointe et suicidaire, Perrett ne semblait fasciné que par les formes troubles de la beauté, comme aspiré par la spirale des splendeurs et des misères. Splendeurs de trois grands disques malades, misères morales et matérielles qui suivront le split du groupe. A partir de 1981, on perd la trace de Peter Perrett, qu’on dit chauffeur de taxi ou laitier. L’hiver dernier, on le vit enfin réapparaître, éphémère, le temps d’un maxi et d’un nouveau groupe, The One. L’inspiration n’avait pas varié d’un cil. Peter Perrett n’en a visiblement pas terminé avec ses démons.

 

I always flirt with death
I could kill, but I don’t care about it
I can face your threats
Stand up tall and scream and shout about it

I think I’m on another world with you
I’m on another planet with you

You always get under my skin
I don’t find it irritating
You always play to win
I don’t need rehabilitating

Another girl, another planet
Another girl, another planet

Space travels in my blood
And there ain’t nothing I can do about it
Long journeys wear me out
Oh God we won’t live without it

Another girl is loving you now
Another planet, forever holding you down
Another planet

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1. Another Girl, Another Planet
2. Lovers of Today
3. Peter and the Pets
4. The Beast
5. City of Fun
6. The Whole of the Law
7. Out There in the night
8. Someone Who Cares
9. You’ve Got to Pay
10. Flaming Torch
11. Curtains for You
12. From Here to Eternity

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