Gruppo sportivo – Ten mistakes


  • CRITIQUE/

Voici le groupe idéal pour vous foutre la pêche ! Sous ses allures de joyeux drille arrivant du pays des tulipes, Gruppo Sportivo concocte un rock énergique mélodique et varié sur ce 1er disque.

Tout semble léger dans leur univers, mais détrompez-vous… Ils sont d’excellents musiciens au service d’une musique, parfois pastiche, parfois burlesque, mais qui reste néanmoins créative et rock’n’roll ! Ok, il y a peut-être trop de synthés pour les esthètes avec œillères…

Entre un univers où Zappa et Abba se côtoient, c’est surtout la personnalité du chanteur Hans Vanderburg et la grâce des chœurs féminins qui font que ce disque s’illumine de toutes parts.

Ah… la nostalgie ! Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Beep beep love……

Superman……

Girl never knows…..

Henry……

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N’insistez pas. Il n’est pas question que je rachète un des deux albums de Gruppo Sportivo qui traînèrent à la maison vers la fin des années 70. D’ailleurs, ils étaient à mon frère, et si on les a pas mal écoutés autour d’une partie de baby-foot, c’est qu’ils collaient bien avec le sérieux de cette activité. La joyeuse bande de Bataves (from Den Haag) menée par un curieux chauve à lunettes, Hans Vandenburg, est un cas limite dans l’exercice de la pop parodique. Assez accrocheuses pour être gobées au premier degré, les chansons de Ten Mistakes et de Back to 78 gardent un petit côté déconnant ou ricanant, qui les laissent un cran en-dessous de leurs modèles. L’usage de voix de filles à côté du binoclard a suscité des comparaisons plus ou moins flatteuses avec Abba et Blondie — ce dont le Gruppo s’est moqué dans le trépidant Blah blah magazines.

Musicalement, c’est l’auberge espagnole, on prend tout ce qui bouge et on y met son grain de sel, pincée de poivre et sauce hollandaise dont la confection porte aussi le nom de Robert Jan Stips, futur clavier des Nits et l’écho de ce lien s’entend çà ou là. Tout est à peu près jetable dans Back to 78, celui des deux dont j’ai le souvenir le plus vivace. Néo-twist, new-wave rétro-Beatles, touches zappaïennes… bricoles cyniques ou naïves colorées des sons d’époque. The Pogo never stops adopte le point de vue de la fiancée du punk et c’est rare. Pour mémoire, le pogo est une danse anarchique et verticale née dans les concerts des Sex Pistols. Johnny est le nom du gars et jouer du punk, c’est tout ce qu’il comprend. Pas bégueule, la fille aime le son de son ampli, jusqu’à ce qu’il le monte à fond, et là… Suddenly my eardrums seem to give it up… me safety pins are falling but the pogo never stops… On devine qu’elle a mis des épingles à nourrice pour plaire à son Johnny. Mais tout fout le camp et cette bluette rythmée tambour battant fait la nique à ceux pour qui le punk était un centre de gravité. à B.G. et F.M. Télérama.

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1 Beep Beep Love 2:55
2 Superman 6:27
3 Lasting Forever 4:13
4 Girls Never Know 3:16
5 I Shot My Manager 2:50
6 Mission A Paris 4:12
7 Rock N Roll 2:28
8 Henri 4:20
9 Armee Monika 4:50
10 Rubber Gun

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