Coleman Hawkins – Good old broadway

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17 janvier 2021 par OC


.CRITIQUE/

Il y a beaucoup de saxophonistes ténors aujourd’hui, oui il y en a… Mais celui-là, c’est le patron !

Entré dans l’orchestre de Fletcher Henderson en 1922 (un des premiers grands orchestre de jazz), il est le premier musicien à donner ses lettres de noblesse à cet instrument qu’est le saxophone ténor, si convoité aujourd’hui.

Il prendra son envol avec son propre orchestre à partir de 1934, et enregistrera le morceau qui le rend célèbre en 1939 : Body and soul ! Cette sonorité généreuse et ce vibrato… Il restera longtemps le maître incontesté du genre avant de se faire détrôner par un certain Lester Young. Ce disque, enregistré en 1962, regroupe des ballades de grands classiques de Broadway. »Smoke gets in your eyes » est une pure merveille !

Coleman Hawkins fera partie de toute l’histoire du jazz, il jouera même avec des musiciens de Bop comme Max Roach et ses acolytes de l’avant-garde dans les années 60.

Une ouverture musicale à toutes épreuves ! Grand respect « M. Bean ». Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

I Talk To The Trees….

Smoke Gets In Your Eyes….

Wanting You

Strange Music

Here I’ll Stay

 


Coleman “Bean” Hawkins (le haricot) (21 novembre 1904 – 19 mai 1969) est un musicien afro-américain saxophoniste ténor de jazz. Il fut l’un des solistes majeurs du middle jazz et considéré comme le père du saxophone dans le jazz. Il est une des figures musicales de la Renaissance de Harlem.

L’annuaire de fin d’année 1921 du Topeka High School montrant Coleman Hawkins (écrit « Haskins ») et son saxophone, deux ans à peine avant ses débuts avec l’orchestre de Fletcher Henderson.

Coleman Randolph Hawkins est né le 21 novembre 1904 à Saint-Joseph dans le Missouri, il est le fils de William et Edna Cordelia Hawkins. Sa mère Cordelia lui donne ses premières leçon de musique (piano), dès ses cinq ans. Il fait des études musicales classiques au Washburn College de Kansas City, puis à Chicago,où il apprend à jouer du piano et du violoncelle. À 9 ans, il reçoit un saxophone ténor pour son anniversaire. Il fait des apparitions en public dès 12 ans et rejoint un orchestre de théâtre, à 16 ans. Il apprend la composition et l’harmonie à l’université avant de rejoindre l’orchestre de la chanteuse Mamie Smith (1922-1923).

Sa popularité commence à s’affirmer dans l’orchestre de Fletcher Henderson, dans lequel il est engagé en 1922 et dont il devient rapidement le soliste et la vedette principale. Engagé par Jack Hylton, il quitte Henderson en 1934 pour partir comme soliste en Europe (France, Royaume-Uni, Pays-Bas et Suisse), où il eut une influence importante sur le développement du jazz européen. Il y rencontrera notamment le guitariste Django Reinhardt, Alix Combelle, Stéphane Grappelli…

Au début de la guerre en Europe, il retourne aux États-Unis et monte un big band avec lequel il enregistre le 30 septembre sa légendaire interprétation de Body and Soul, qui sera l’une des meilleures ventes de disques de l’histoire du jazz. En 1942 il se produit en petites formations et enregistre avec Dizzy Gillespie, Roy Eldridge, recrute des musiciens bebop comme Fats Navarro, Milt Jackson, Max Roach et Thelonious Monk.

Coleman Hawkins fait partie des musiciens rattachés au mouvement de la Renaissance de Harlem.
Dans les années 1950 et 1960, il est l’une des vedettes des tournées Jazz at the Philharmonic enregistre encore avec Sonny Rollins, Miles Davis, Fats Navarro, Max Roach et Milt Jackson, et fera même une tentative dans la bossa nova en 1963.
Déçu par l’industrie musicale, démotivé, il sombre dans l’alcoolisme.

Malgré sa santé déclinante, il trouve encore la force d’apparaître sur quelques scènes ou dans des films et de gérer un petit club de jazz. Il meurt d’une pneumonie le 19 mai 1969 au Wickersham Hospital de New York. Coleman Hawkins repose au cimetière Woodlawn dans le Bronx.

Il a marqué et inspiré plusieurs générations de saxophonistes. Sa sonorité large, riche en harmoniques, axée sur un vibrato puissant et une ample dynamique, son phrasé staccato généreux et très élaboré, son inventivité mélodique et sa maitrise technique feront de Bean pendant deux décennies le roi de l’instrument, suprématie seulement contestée dans les années de guerre par l’autre grand du ténor et au style legato diamétralement opposé : Lester Young. Son principal disciple fut Ben Webster.

Son interprétation du standard Body and Soul, enregistrée en 1939, considérée comme un classique du genre d’improvisation jazz, proche de la perfection selon les spécialistes, fut un succès international. Wikipedia

————————–

A1 I Talk To The Trees
A2 Smoke Gets In Your Eyes
A3 Wanting You
A4 Strange Music
B1 The Man That Got Away
B2 Get Out Of Town
B3 Here I’ll Stay
B4 A Fellow Needs A Girl

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