Badly drawn boy – One plus one is one


.CRITIQUE/

Après avoir sorti plusieurs EP fin des années 90, Damon Gough, chanteur et compositeur de Badly Drawn Boy, sort au début des années 2000  » The Hour Of Bewilderbeast « .

Après le succès de ce 1er disque, il enregistre les BO des films  » About A Boy  » et de  » Have You Fed The Fish « , ce qui le mène en 2002 à l’enregistrement  » One plus one is one « .
C’est après une pause et un séjour aux États-Unis que Damon Gough débute l’enregistrement de cet album
. Un album qui sera pour lui une introspection totale.

Avec cette pochette à l’univers hivernal cosy, il nous fait entrer au cœur de son intimité.
Multi-instrumentiste, interprète, compositeur, il crée un disque véritablement pop et folk, avec des arrangements magistraux, dans lesquels on retrouve des ambiances baroques ou plus rock.
Son écriture mélodique étant l’une des grandes qualités de ce chanteur, il nous entraine dans une ritournelle émotionnelle que seuls les musiciens british savent faire…

Bonne écoute ! Ocollus 

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Rien n’a changé chez Badly Drawn Boy depuis la sortie de The Hour Of Bewilderbeast à l’aube de l’été 2000, toujours cette même image de petit bonhomme chaudement habillé, bonnet vissé sur la tête, et bien entendu toujours la même qualité de composition. Après nous avoir offert pas moins de deux albums en 2002, le break de 2003 est vite oublié avec l’arrivée de ce très attendu One Plus One Is One

Damon Gough l’avait promis dès les premières semaines de travail : ce disque marquera un retour à la simplicité. Exit donc l’aspect surproduit de la bande originale du film About A Boy et de Have You Fed The Fish, tout cela laissant place à un son résolument plus acoustique sur la majorité des titres, bien que le début de l’album ne laisse pas présager ce changement. Des morceaux comme One Plus One Is One, ou même le très rock Summertime In Wintertime, sont tous les deux dans le plus pur style musical du songwriter et ce n’est qu’après quelques titres que le changement se fait sentir.

Le mariage d’une guitare acoustique et d’un violon se veut en effet imparable sur This Is That New Song, le titre le plus touchant de l’album. Damon Gough y prend une voix des plus douces, se laissant bercer par ses instruments, pour nous distiller une ballade à la mélodie parfaite. Et que dire de Another Devil Dies ? Le bruit de fond accompagnant le piano donne ici l’impression d’écouter une prestation enregistrée directement en live dans un petit bar, ceci marié à une composition de grande qualité et à une montée progressive dans le rythme font du morceau un des plus réussis de cet opus.

Malheureusement l’ensemble du disque n’atteint pas systématiquement ces sommets et le retour à la simplicité oubliée n’est pas si évident que cela. Même si Damon Gough s’essaye à l’instrumental, avec une certaine réussite, sur The Blossoms et Stockport, les autres titres ressemblent bien trop aux anciennes compositions du mancunien pour que l’on veuille s’y attarder à chaque écoute, non pas que la qualité soit moins bonne, au contraire, mais le goût de déjà-vu n’est pas des plus agréables en musique. Les plus accrocs au style y trouveront sans doute quand même leur bonheur, Logic Of A Friend ou Life Turned Upside Down ayant quelques arguments à faire valoir.

Mais Damon Gough reste Damon Gough et le petit homme se permet deux coups de maître sur ce disque, cela grâce à l’apport… d’enfants. Ces mêmes enfants qui chantent le refrain de Year Of The Rat, single en puissance au potentiel et au son d’un hit de Noël. Une seule écoute devrait suffire à une personne normalement constituée pour entendre résonner « Everybody needs to know it’s the year of the rat » dans sa tête pendant une bonne semaine. Bien que moins efficace, le très long Holy Grail fera également son petit effet, là encore grâce à la véritable chorale d’école qui semble avoir été recrutée pour chanter non pas le refrain mais une véritable partie de la chanson. Le pari pouvait semblait osé mais le résultat est une franche réussite.

Après nous avoir habitué à l’excellence jusqu’à maintenant, Badly Drawn Boy semble quelque peu avoir levé le pied et certains morceaux ne comblent pas les espérances placées dans le songwriter. Malgré tout, ce One Plus One Is One est très loin d’être raté et les quelques perles contenues seront une raison suffisante pour que ses fans se procurent se nouvel opus. .Soundofviolence

1. One Plus One Is One
2. Easy Love
3. Summertime I Wintertime
4. This is That New Song
5. Another Devil Dies
6. The Blossoms
7. Year Of The Rat
8. Four Leaf Clover
9. Fewer Words
10. Logic of A Friend
11. Stockport
12. Life Turned Upside Down
13. Takes The Glory 14. Holy Grail

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