Nick Drake : Five leaves left


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  • CRITIQUE/

Que de délicatesse dans la musique de cet artiste en plein fracas musical du début des années 70. Malgré cela, ce premier disque et les suivants resteront méconnus jusque dans les années 80. Nike Drake se fichait de la promotion et n’était pas opportuniste, même le peu qui permet de mener une carrière.

Nous pouvons considérer cette ambiance comme une « saudade version british », emmenant l’auditeur dans un univers baroque et poétique, et distillant avec parcimonie de magnifiques ballades arpégées… Le fait d’être accompagné par des cordes ou par une guitare accordée en « open » donne un style unique à sa  voix tranquille et éthérique. Ce disque renferme quelques pépites ( River Man, Way to Blue..).

Laissez-vous porter par cette musique  mélancolique à souhait qui annonce l’arrivée de l’automne…

Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album ………

Nicholas Rodney Drake, plus connu sous le nom de Nick Drake (19 juin 1948 – 25 novembre 1974) est un auteur-compositeur-interprète et musicien britannique. Son instrument principal est la guitare, mais il joue également du piano, de la clarinette et du saxophone. Son œuvre n’est guère reconnue de son vivant, mais elle a lentement acquis une notoriété et une reconnaissance de plus en plus larges, au point que Nick Drake est aujourd’hui considéré comme l’un des auteurs-compositeurs les plus influents de la seconde moitié du XXe siècle.

Nick Drake signe un contrat de production chez Island Records dès l’âge de vingt ans. Son premier album, Five Leaves Left, sort en 1969. Deux autres disques, Bryter Layter et Pink Moon, paraissent les années suivantes, mais leurs ventes sont très faibles, et la réticence de Drake à jouer en concert ou à être interviewé n’améliore pas les choses. Malgré tout, un cercle d’admirateurs se réunit autour de lui pour promouvoir sa musique, au premier rang desquels son manager Joe Boyd. Drake souffre de dépression et d’insomnie toute sa vie, ce qui se reflète souvent dans ses paroles. Après son troisième album, Pink Moon (1972), il abandonne concerts et enregistrements pour se retirer chez ses parents, dans la campagne du Warwickshire. Le 25 novembre 1974, il meurt d’une surdose d’amitriptyline, un antidépresseur, à l’âge de 26 ans.

Un intérêt diffus pour la musique de Nick Drake persiste durant le reste des années 1970, mais ce n’est qu’avec la parution du coffret Fruit Tree, en 1979, que son œuvre commence à être redécouverte. Des musiciens comme Robert Smith et Peter Buck évoquent son influence dans les années 1980. En 1985, la chanson du groupe The Dream Academy Life in a Northern Town, dédiée à Drake, se classe dans les premières places des hit-parades britannique et américain4. Au début des années 1990, il commence à représenter l’archétype du « musicien romantique maudit » dans la presse musicale britannique, et il est fréquemment cité par des artistes comme Kate Bush, Paul Weller et The Black Crowes. La première biographie de Nick Drake paraît en 1997, suivie du documentaire A Stranger Among Us l’année suivante. En 2000, Volkswagen utilise un extrait de la chanson Pink Moon dans une publicité télévisée, entraînant une explosion des ventes des albums de Nick Drake. En France, c’est une publicité pour la Croix-Rouge, diffusée sur les écrans en 2007, qui sort l’artiste de l’anonymat, suivi l’année suivante de la parution d’un ouvrage consacré au chanteur.

Five Leaves Left

Drake commence à enregistrer son premier album, Five Leaves Left, fin 1968, avec Boyd comme producteur. Les sessions d’enregistrement ont lieu au studio Sound Techniques de Londres, et Drake sèche les cours pour se rendre à la capitale en train. Inspiré par la production du premier album de Leonard Cohen, Boyd pense que la voix de Drake devrait être enregistrée de la même façon, intime, « sans cette réverb pop tape-à-l’œil ». Il veut également inclure des instruments à cordes proches de ceux de l’album de Cohen, « sans que ce soit envahissant […] ou ringard ». Boyd recrute ses musiciens de studio sur la scène folk londonienne, parmi lesquels Richard Thompson (guitariste de Fairport Convention) et Danny Thompson (bassiste de Pentangle). Il embauche John Wood comme ingénieur du son, et choisit Richard Hewson pour les arrangements des instruments à cordes.

Les premières sessions sont difficiles, irrégulières et hâtives, prenant place sur le temps laissé libre par l’enregistrement de l’album de Fairport Convention Unhalfbricking. Le chanteur et le producteur ne sont pas d’accord sur la direction que doit prendre l’album : Boyd préconise l’approche de George Martin selon laquelle le studio doit être un instrument à part entière, tandis que Drake préfère un son plus organique. Dann observe que Drake paraît « tendu et anxieux » sur les enregistrements pirates de ces sessions, et note les nombreuses tentatives ratées d’orchestration de Boyd. Tous deux sont insatisfaits du travail de Hewson, qu’ils trouvent trop conventionnel pour les chansons de Drake, et celui-ci suggère de le remplacer par son ami Robert Kirby. Boyd, peu convaincu à l’idée d’embaucher un étudiant en musique dépourvu d’expérience, est cependant impressionné par l’assurance inhabituelle de Drake sur ce point, et accepte un essai. Kirby avait déjà présenté à Drake des arrangements pour ses chansons, et produit une musique de chambre qui devient inséparable du son de l’album final. Il manque encore toutefois de confiance en lui pour oser s’occuper de la pièce maîtresse de l’album, River Man, et Boyd se voit contraint d’allonger le budget de Witchseason pour embaucher le compositeur vétéran Harry Robinson, avec pour consigne de s’inspirer du son de Delius et Ravel.

L’album est retardé de plusieurs mois en raison de problèmes de postproduction, et il n’est guère promu après sa sortie. Les critiques dans la presse musicale sont rares et tièdes. En juillet, Melody Maker trouve l’album « poétique » et « intéressant » ; en octobre, NME estime qu’il n’est « pas encore assez varié pour être divertissant ». Il est peu diffusé à la radio, en dehors de l’émission de John Peel sur la BBC, qui passe quelques titres à l’occasion. Drake est mécontent de la pochette intérieure, sur laquelle les paroles des chansons sont reproduites dans le désordre et avec des couplets omis dans les versions enregistrées. Sa déception à l’égard du résultat final est visible dans le témoignage de sa sœur Gabrielle : « Il était très renfermé. Je savais qu’il faisait un album, mais je n’ai su où cela en était que lorsqu’il entra dans ma chambre et dit : « Le voilà. » Il le jeta sur le lit et ressortit ! » Wikipédia

1.     Time Has Told Me         4:27
2.     River Man                 4:21
3.     Three Hours             6:16
4.     Way to Blue             3:11
5.     Day Is Done             2:29
6.     ‘Cello Song             4:49
7.     The Thoughts of Mary Jane     3:22
8.     Man in a Shed             3:55
9.     Fruit Tree             4:50
10.     Saturday Sun             4:03

Musiciens

Nick Drake : chant, guitare acoustique (toutes sauf 4), piano (10)
Paul Harris : piano (1, 8)
Richard Thompson : guitare électrique (1)
Danny Thompson : basse (1, 3, 6, 8, 10)
Harry Robinson : arrangements cordes (2)
Rocki Dzidzornu : congas (3, 6)
Robert Kirby : arrangements cordes (4, 5, 7, 9)
Clare Lowther : violoncelle (6)
Tristram Fry : batterie et vibraphone (10)

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