Nass El Ghiwane : Disque d’or


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  • CRITIQUE/

Un groupe pop majeur du Maghreb ! C’est en parcourant le Haut-Atlas en bus, que la musique de Nass El Ghiwane s’est à jamais ancrée dans ma culture musicale : je deviens marocain quand je les entend, je les comprend comme quand on écoute Bob Marley, même si on ne parle pas anglais. C’est donc bien d’universalité dont je parle.

Inspiré de la musique « Gnaoua » (elle-même inspirée de la musique d’Afrique de l’ouest apportée par l’esclavage et les liens commerciaux reliant l’ancienne Mogador (actuelle Essaouira) à l’Afrique noire) ce groupe originaire d’un quartier pauvre de Casablanca décide dans les années 70 d’allier textes poétiques et protestataires. Les instruments principaux sont le chant, le banjo, et le sintir ou guembri (instrument à cordes d’Afrique noire à 3 cordes pincées et frappées sonnant un peu comme une basse) qui dans un format plus petit sert en Afrique Noire aux griots. L’ornementation Gnaoua est là pour s’émanciper d’une culture arabe trop présente et est une manière de réhabiliter la culture ancestrale africaine.

Ce disque vient poser quelques-uns des thèmes principaux du groupe. Fumeurs de hachisch invétérés, leur musique est synonyme de transe… C’est un peu de l’âme de la jeunesse marocaine des années 70 qui se dévoile ici à nos oreilles. On les appelle souvent les Rolling Stones Marocains ! Magique ! 

Ocollus

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Full album…..

Nass El Ghiwane (arabe : ناس الغيوان) est un groupe musical marocain, né dans les années 1970 à Casablanca au quartier Hay Mohammadi, l’un des quartiers les plus pauvres de la ville et composé au départ de cinq musiciens : Laarbi Batma, Omar Sayed, Boujmîa Hagour, Allal Yaâla et Aziz Tahiri qui sera remplacé en 1974 par Abderhmane Kirouche.

Leur répertoire est puisé dans le creuset de la culture et la poésie marocaine, mais aussi dans des textes soufis issus de grande figures religieuses.

Grâce à leurs paroles engagées et poétiques reflétant les malaises de la jeunesse marocaine de l’époque et à leurs rythmes puissants, joués à l’aide d’instruments traditionnels, ils ont révolutionné la musique marocaine et maghrébine et laissé une marque indélébile dans le paysage culturel du pays. Le célèbre réalisateur américain Martin Scorsese a qualifié le groupe de « Rolling Stones de l’Afrique » et il acheta également les droits d’auteurs de la musique « Ya Sah » pour la mettre en bande original dans son film La dernière tentation du Christ.

Ils se sont inspirés des chansons du style Aïta (Echems Ettalaa, Elhassada, Sif El Bettar, Ghadi Fhali …), du Melhoun (Han wa Chfeq, Mezzine Mdihek, Qalet …), des Gnaoua (Ghir Khoudouni, Lebtana, Mahmouma, Essadma, Jralek Ouach …), des Hamadcha (Laayate Aalik) et des Jilala (Allah ya Moulana, Haoulouni) afin de créer une musique alliant le traditionnel du Maroc avec des sujets modernes.

Malgré les années, « Les Rolling Stones de l’Afrique » restent très largement connus au Maroc et ailleurs il réussisent même à remplir la salle de l’Olympia à Paris, mais désormais sans Larbi Batma, décédé d’un cancer des poumons en 1997 et qui a rejoint feu Boujmiâ décédé le 26 octobre 1974. Abderhmane Kirouche quitta le groupe en 1993 à cause d’une querelle entre lui et Omar Sayed.

1 Ya bani insane

2 Yamina

3 Fine ghadi biya khouya

4 Ouach hna houma hna

5 Le madi fate

6 Essiniya

7 Allah ya moulana (Dane damy)

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