Brian Eno / David Byrne – My life in a bush of ghosts


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  • CRITIQUE/

L’anecdote veut qu’en 1981, les instances musulmanes d’Angleterre feront interdire un morceau de cet album utilisant des versets du coran (en écoute ci dessous), ce titre supplémentaire n’apporte pas grand chose à la qualité du disque.

C’est un des premiers CD que j’ai acheté, et que j’écoute toujours avec le même intérêt.

Ce disque est en avance sur son temps alors qu’on ne parle pas encore de world music. L’apport de collages de samples divers et exotiques en fait un disque intemporel et résolument moderne, fusionnant 2 univers : le passé (les musiques traditionnelles) et le futur (la musique électro à venir), même si le coté un peu « dance » nous rappelle que David Byrne vient d’enregistrer « Remain in light » avec les Talking Heads dont Brian Eno est le producteur. Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album……

Morceau rétiré de l’album à l’époque « qu’ran »

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My Life in the Bush of Ghosts est un album issu d’une collaboration entre Brian Eno et David Byrne, sorti en février 1981. Ce disque, basé sur l’usage de voix enregistrées à la radio ou sur disques, est considéré comme faisant partie des albums fondateurs de l’ambient.

Le titre est tiré du roman éponyme  de Amos Tutuola, la pochette originale est de Peter Saville.

À la suite d’une plainte du Conseil islamique de Grande-Bretagne, le titre Qu’ran, figurant en piste 6 de l’édition originale de 1981 contenant des échantillonnages de récits coraniques par un Muezzin algérien, est remplacée à partir de 1986 par le titre Very, Very Hungry (face B du single The Jezebel Spirit). Cette décision sera justifiée plus tard par David Byrne lors de la réédition CD de 2006. Wikipédia.

Dans la foulée de Remain in Light, chef-d’œuvre décrié des Talking Heads, le producteur des New-Yorkais, Brian Eno, embarque leur chanteur, David Byrne, pour poursuivre largement au-delà de l’horizon les aventures déjà impressionnantes de cet album futuriste et incandescent. Remain in Light confrontait la raideur et la préciosité des Talking Heads à l’urgence et l’abandon de l’afro-beat, dans un merveilleux exercice de contorsion et de transe. Un disque où le corps entre en rébellion contre la tête : un chaos et un flux explorés en scientifique par My Life in the Bush of Ghosts, qui observe sans le savoir un monde nouveau en gestation.

Premier album de cette envergure à accueillir le sample au cœur même de la création (bribes de radios, de voix ou de folklores du monde), à propulser des musiques encore réservées aux documentalistes (pop égyptienne, messes vaudoues ou psalmodies islamiques) dans les méandres synthétiques, à envisager dès 1981 l’écriture en strates et collages des années Pro Tools, My Life in the Bush of Ghosts est, sans conteste, une vénérable pierre angulaire, sur laquelle se bâtira ensuite beaucoup de techno, de world-music, d’ambient ? du hip-hop, même. Mais il reste surtout un disque farouchement vivant et intrépide, aussi jouissif, frais, étonnamment pop et naïf un quart de siècle plus tard ? Un disque idéal d’île déserte, car il en contient des centaines d’autres. Les inrocks.

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Durée
1. America Is Waiting 3:37
2. Mea Culpa 3:43
3. Regiment 3:57
4. Help Me Somebody 4:18
5. The Jezebel Spirit 4:57
6. Very, Very Hungry 3:21
7. Moonlight In Glory 4:21
8. The Carrier 3:34
9. A Secret Life 2:30
10. Come With Us 2:39
11. Mountain of Needles 2:37

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