Eric Dolphy – Out to lunch


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  • CRITIQUE/

Voici sans doute le plus grand disque de jazz dit « contemporain », même si certains le qualifie de Hard bop. Hard bop parce que Blue-Note ? Hard-bop surtout parce que Dolphy vient d’en fermer historiquement les portes. Il y a un avant et un après Out to lunch !

Comme dans toutes œuvres dites contemporaines, l’impression de non-swing prédomine et je dis bien « impression », ce qui a fait de ce disque la pierre angulaire de générations de musiciens européens, pour qui le swing importait peu, et qui ont perverti ce genre d’œuvre magistrale en musique chiante à mourir et sans propos en en retirant toute la moelle. 

C’est décousu, dérangeant, avec une esthétique Bauhaus, Zappaienne, et Dolphy n’en n’est pas le seul protagoniste. Le jeune batteur de 18 ans hyper doué, Tony Williams, impose son découpage rythmique comme il le fait depuis déjà un an avec Miles Davis. L’apport du vibraphoniste Bobby Hutcherchon donne une résonance très moderne aux propos. La technique particulière du trompettiste Freddy Hubbard et la sobriété d’Art Davis à la contrebasse portent ce projet vers un avenir historique !

Eric Dolphy parcourera l’Europe ensuite, avec le contrebassiste Charlie Mingus de concert en concert, pour finalement rester à Berlin. Il y meurt de diabète, 4 mois après avoir enregistré cet album signature.  Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

full album……

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Out to Lunch! est le deuxième album du musicien de jazz Eric Dolphy, enregistré en février 1964 pour le label Blue Note Records. Dolphy réunit un quintette constitué du trompettiste Freddie Hubbard, du vibraphoniste Bobby Hutcherson, du contrebassiste Richard Davis et du jeune batteur Tony Williams. L’album est aujourd’hui considéré comme un des meilleurs albums du répertoire du label et plus généralement du jazz avant-gardiste des années 1960.

L’album propose cinq compositions inédites de Dolphy. Il débute par le morceau Hat and Beard dont le titre fait référence et rend hommage au pianiste Thelonious Monk et comporte un passage rythmique remarquable entre Tony Williams et Bobby Hutcherson3. Le morceau Something Sweet, Something Tender comporte un remarquable duo entre la contrebasse de Davis et la clarinette basse de Dolphy. La troisième composition intitulée Gazzelloni tire son nom d’un flutiste italien nommé Severino Gazzelloni. La deuxième face du disque LP contient deux longs morceaux pour saxophone alto : le morceau éponyme et celui intitulé Straight up and down censé évoquer le vacillement sous l’effet de l’alcool1.

Le batteur Tony Williams, qui apparaît sur l’album sous le nom de Anthony Williams est seulement âgé de 18 ans lors de l’enregistrement,.

Quelques mois après l’enregistrement de cet album, Dolphy part pour une tournée européenne avec le contrebassiste Charles Mingus. Il meurt peu de temps après des suites d’un coma lié à un diabète. Wikipédia.

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Face 1
1. Hat and Beard Eric Dolphy 8:24
2. Something Sweet, Something Tender Eric Dolphy 6:02
3. Gazzelloni Eric Dolphy 7:22
Face 2
4. Out to Lunch Eric Dolphy 12:06
5. Straight Up and Down Eric Dolphy 8:19

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