Lou Reed – New york


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  • CRITIQUE/

Cela faisait un bon bout de temps que Lou Reed n’avait pas fait parlé de lui.
La traversée des années 80 à été fatale pour ce New-yorkais, qui en bon chantre de la musique underground des seventies n’a pas supporté la mauvaise lumière de la décennie à venir, et qui  malgré ses 6 albums de qualité très aléatoires et parfois mème désastreuses en a laissé plus d’un  perplexe.
Mais c’est au crépuscule des années 90 que le réveil de la bête se produit. La sortie de « New-York » est un évènement !

C’est en voyage dans le Péloponnèse en 1989 que j’ai acheté cet album en version cassette chez un petit disquaire d’Athènes. Je n’ai écouté que ça pendant toute la tournée de la péninsule… Inoubliable !  Ce n’est pas un réel retour aux sources que fait Lou Reed, mais c’est un vrai disque de Rock’n’roll avec tous les ingrédients, avec une énergie nouvelle ; même si l’originalité réputée de certains de ses opus antérieurs sont bien loin.

Un rock pur et dur aux accents country, avec des ballades, le tout sur une thématique engagée. Cette ôde à la « grosse pomme » comme dans un « Town movie » nous promène dans la ville tant aimée de Lou Reed. J’avoue, Patras n’a rien a voir avec Staten island, Kalamata avec le Queens, Nauplie avec Manhattan, ou Sparte avec Brooklyn, mais « New-York » est un voyage cosmopolite d’une musicalité parfaite.

« Lou, Lou, Lou It’s the begining of a great adventure… » Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album……

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Lou Reed (2 mars 1942 à Brooklyn, New York – 27 octobre 2013 à Southampton, Long Island, New York) est un auteur-compositeur-interprète américain qui a commencé sa carrière avec le groupe The Velvet Underground. Il en a été l’un des guitaristes, l’un des chanteurs et le principal auteur des chansons ; il a composé nombre de titres devenus populaires après la séparation du groupe en 1970. Le Velvet Underground a eu une influence majeure sur plusieurs générations de compositeurs, malgré son manque de succès commercial dans les années 19601.

On attribue à Brian Eno2 la remarque selon laquelle les quelques milliers de fans qui ont acheté le premier disque du Velvet Underground, ont chacun créé un groupe. Lou Reed et le Velvet Underground, devenus icônes du rock, restent en cela légendaires malgré la confidentialité de leurs débuts. La noirceur des textes et la musique de Lou Reed, au sommet dans l’album Berlin, a longtemps oblitéré tout succès commercial. La voix en parlé-chanté est une autre « marque de fabrique » de Lou Reed.

Lou Reed, « prince de la nuit et des angoisses », comme l’appela Andy Warhol, obtient en solo un réel succès commercial avec le titre Walk on the Wild Side.

Historique
1989: Doolitle des Pixies, The Stone Roses des Stone Roses et… New-York de Lou reed. Depuis longtemps j’entends parler de ce disque, mais du grand méchant Lou, je connais surtout son ex-groupe que tout le monde ou presque ici adore, et Transformer, album proche dans l’esprit de son ex-groupe. A l’image d’un Black Francis se muant en Frank Black, Lou Reed prend un tournant dans sa carrière (plus d’un en fait) pour composer du bon vieux rock des familles qui perd (parfois) en originalité ce qu’il gagne en densité.

Ainsi, il en va de New York, un disque majeur de la décennie 80. Une pochette sombre où Lou se voit démultiplié (en réalité le Lou Reed de droite est Mike Rathke, guitariste). « New York » apparaît en graffiti. Lisez Joyce pour connaître et comprendre Dublin, faites en de même avec Lou Reed pour New york. Ignorer les paroles serait une belle erreur quand on connaît le talent d’écriture du gars, diplômé de lettres anglaises.

Car New York, s’il se révèle être un excellent album de rock est au même titre un disque d’écrivain, un livre à écouter en somme. Les mélodies sont efficaces, directes, les paroles sont plus souvent chantonnées que chantées mais peu importe, tellement il est plaisant d’entendre Lou s’en prendre à tous ceux qu’il déteste, tels les politiciens, dans le sublime « Strawman », les partisans de la Nra. Il défend la veuve et l’orphelin sans mièvrerie ni complaisance, mais comme un citoyen très doué. La guitare lumineuse de Mike Rathke sublime le chant et renforce leur contenu. Les choeurs ont leur place dans « Halloween Parade », pour le plaisir de l’auditeur.

Les droits de l’enfant pourraient prendre comme hymne le très catchy « Dirty Blvd ». « There Is No Time » nous convainc que Lou n’est pas mort (comme beaucoup de rumeurs le prétendent !), et qu’il sait mettre tout le monde d’accord. Il est touchant de l’entendre narrer le fait d’être père, sur « Beginning Of A Great Adventure ».

Bref un grand disque à écouter et à lire surtout, sur une ville qu’il ne cessera jamais d’aimer. Il prècedera la sortie de Songs For Drella, un autre grand disque.. Xsilence.net.

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  1. Romeo Had Juliette – 3:09
  2. Halloween Parade – 3:33
  3. Dirty Blvd. – 3:29
  4. Endless Cycle – 4:01
  5. There Is No Time – 3:45
  6. Last Great American Whale – 3:42
  7. Beginning of a Great Adventure (Reed, Mike Rathke) – 4:57
  8. Busload of Faith – 4:50
  9. Sick of You – 3:25
  10. Hold On – 3:24
  11. Good Evening Mr. Waldheim – 4:35
  12. Xmas in February – 2:55
  13. Strawman – 5:54
  14. Dime Store Mystery – 5:01

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