Lightnin’ Hopkins / Sonny Terry – Last night blues


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  • CRITIQUE/

Bienvenue au pays des stars du blues ! L’union de ces deux figures incontournables du genre  font s’envoler les ventes de cet album à sa sortie. Lighnin Hopkins et Sonny Terry livrent ici une petite merveille, avec un quartet jouant un blues minimaliste et abordable à tous publics. Lightnin Hopkins est sûrement l’un des premiers bluesmen que j’ai écouté avec John Lee Hooker.

Sa voix grave, généreuse, accompagne ici allègrement son rythme de guitare si spécifique au blues du Texas, saccadé, entrainant et sautillant, un peu boogie, même si la ballade fait aussi partie du lot. De même, l’harmonica de Sonny Terry ponctue de manière élégante cette musique aux accents nonchalants, drivée par une batterie acoustique toujours très présente dans la musique de Lighnin Hopkins.

La cerise sur le gâteau c’est enfin l’enregistrement fait par l’un des plus grands ingénieurs du son de l’histoire de la musique : Rudy Van Gelder, spécialisé dans le jazz (blue note…) qui donne à l’enregistrement la clarté et la proximité propre à ses enregistrements.

Commençons donc l’ascension de « Rocky mountains »… Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Rocky mountain……

Got to move baby……

Last night blues……

 

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Biographie / Lighnin Hopkins

Sam Hopkins est né à Warren’s Bottom, enclave de Centerville au Texas, fils de Abe et Frances « Sims » Hopkins en 1912. Après la mort de son père en 1915, sa famille (sa mère et ses cinq frères et sœurs) déménagent pour Leona. Il s’initie très jeune à la musique, imitant ses frères Joel et John Henry : à huit ans, il confectionne sa première guitare avec une boîte de cigare et du grillage à poule pour les cordes et à dix ans, il commence à jouer avec son cousin, le chanteur de country blues Alger « Texas » Alexander, il quitte l’école et vit en errant. En 1920, il rencontre Blind Lemon Jefferson lors d’un rassemblement annuel de baptistes à Buffalo. Blind Lemon Jefferson l’encourage à continuer. Le 21 septembre 1928, il épouse Lacy Elamer, qui le rend père de Anna Mae, née le 28 août 1929.

Au milieu des années 1930, il reprend sa vie d’errances avec son cousin, a quitté sa femme depuis quelque temps, t travaille comme chain gang un séjour à la prison de Houston, la Houston County Prison Farm, l’oblige à mettre de côté la musique. À sa sortie de prison, il retrouve Alexander et se remet à jouer avec lui dans les clubs de blues. En 1946, il est découvert par Lola Anne Cullum du label Aladdin Records de Los Angeles qui l’enregistre pour la première fois. Il est associé pour l’occasion avec un pianiste du nom de Wilson « Thunder » Smith et c’est à la suite de cette association que Sam Hopkins reçoit son surnom Lightnin’ (en anglais thunder signifie « tonnerre » et lightning « éclair »). Katie May, la chanson qui sort de cette première séance d’enregistrement, devient rapidement un succès.

Le talent d’Hopkins impressionne le label si bien qu’il est de nouveau appelé pour une nouvelle séance d’enregistrement en 1947. Par la suite, Hopkins enregistre 43 autres fois pour Aladdin Records. Bien qu’il enregistre de façon prolifique entre 1946 et 1954, la plupart de ses enregistrements ne sortent pas de la communauté noire. Il lui faut attendre 1959 et sa rencontre avec le producteur Sam Chambers pour que sa musique devienne populaire auprès du public blanc. Hopkins se tourne alors vers une guitare acoustique et devient une célébrité lors du renouveau du folk blues des années 1960. À la fin de cette décennie, il fait l’ouverture de grands groupes de rock psychédélique comme le Grateful Dead et Jefferson Airplane. En 1968, il enregistre même un album accompagné par le groupe de rock les 13th Floor Elevators.

Au début des années 1970, son succès l’amène à faire une tournée en Europe où il joue pour la reine Élisabeth II. Après 1974, sa santé fragile le contraint à s’éloigner des studios d’enregistrement.

Lightnin’ Hopkins meurt le 30 janvier 1982 d’un cancer de l’œsophage à Houston. Ses funérailles réunissent plus de 4 000 personnes dont de nombreux fans et musiciens.

Biographie / Sonny terry

Saunders Terrell, plus connu sous le nom de Sonny Terry, est un chanteur et harmoniciste américain de blues, né le 24 octobre 1911 à Greensboro (Géorgie), et décédé le 11 mars 1986 à Mineloa (New York).
Biographie

Son père, un fermier lui apprend très tôt à jouer de l’harmonica. Mais blessé aux yeux, il perd la vue à l’âge de 16 ans, ce qui peut-être lui évitera de continuer sa vie comme fermier. Il doit continuer de gagner sa vie avec sa musique.

Il commence à jouer à Shelby (Caroline du Nord). À la mort de son père, il rencontre Blind Boy Fuller et se met à jouer avec lui (il enregistrera avec lui en 1937). À la mort de Fuller (en 1941), il entame une longue collaboration avec le guitariste Brownie McGhee. Leur duo sera apprécié par le public blanc et ils rejoindront le mouvement folk des années 1950-60. Il collaboreront avec Woodie Guthrie et Moses Asch pour les disques Folkways Records.

En 1938 Sonny Terry a joué au Carnegie Hall pour le premier concert Spirituals To Swing. Plus tard il enregistrera également pour la Bibliothèque du Congrès.

Sonny Terry entre au Blues Hall of Fame, un an après sa mort, en 1987.

Sonny Terry a su chanter le blues et le jouer à l’harmonica en faisant de cet instrument un complément du chant. Son jeu est particulier, il a su allier rythmiques, soli et chant. Son morceau Lost John est un très bel exemple de cette technique musicale si caractéristique.

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Last night blues

En dehors de Blind Lemon Jefferson, Lightnin ‘Hopkins est peut être le plus distinctif et le plus influent des bluesmens Texans. Son récit facile et fluide et son récit extemporané sont toujours un délice, et ses performances sur LAST NIGHT BLUES ne font pas exception. L’album es acoustique, avec la voix de Hopkins et la guitare accompagnée par la percussion minimale et l’harmonica de Sonny Terry.

Les contributions de Terry ajoutent vraiment beaucoup à ces airs, en enfilant un râle haut et solitaire sur les airs de downtempo et un chugging, propulsive shuffle sur les plus rapides. Hopkins est, bien sûr, l’un des rois de la boogie blues, mais il est tout aussi convaincant sur le slow blues, et il ne passe jamais au travers de ce beau set. En somme, ce disque de dynamite représente ce que le blues devrait être: dépouillé, soul, et plein de vérité. Allmusic

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1 Rocky Mountain
2 Got To Move You Baby
3 So Sorry To Leave You
4 Take A Trip With Me
5 Last Night Blues
6 Lightnin’s Stroke
7 Hard To Love A Woman
8 Conversation Blues

Vocals – Lightnin’ Hopkins, Sonny Terry

Guitar – Lightnin’ Hopkins

Harmonica – Sonny Terry

Bass – Leonard Gaskin

Drums – Belton Evans

Engineer – Rudy Van Gelder

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