Maurice El Médioni / Roberto Rodriguez – Descarga Oriental


  • CRITIQUE/

Maurice El Médioni est une star de la musique judéo-arabe d’Algérie, comme Lili Boniche. Le piano est son univers, dans un style purement oriental.

Dernièrement, Maurice El Médioni participa au film documentaire appelé « El Gusto » réalisé par Safinez Bousbia, qui parcourant la casbah d’Alger sur les traces du style musical appelé « Chaâbi », a réuni des musiciens juifs et arabes des 2 côtés de la méditerranée afin de faire une suite de concerts. On peut même y voir l’acteur français Robert Castel jouant du violon (étant le fils d’une star de la musique judéo-arabe d’Algérie: Lili Labassi.)

Roberto Rodriguez est un cubain vivant aux États-Unis. Il n’est pas d’origine juive, mais il joue depuis longtemps avec son père dans un théâtre yiddish et pour d’innombrables Bar-Mitzvah à Miami. Il s’est intéressé très tôt à cette culture, en multipliant les expériences musicales avec entre autres : le « Radical jewish music » de John Zorn ou le guitariste Marc Ribot.

C’est ici, la fusion réussie entre la salsa et le piano oriental. De la chanson « Oran Oran » qui met en avant l’aspect désuet et taquin du genre des années 50 à la classe pianistique magnifiée par le tourbillon rythmique « made in Cuba ».

La nostalgie de l’Algérie n’est jamais bien loin. Encore un disque de rencontre et de voyage. Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Oran oran……

Ana Ouana ……

Tu n’aurais jamais dû……

Moi je t’aime toujours……

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Soit un Marseillais venu d’Oran et un New-Yorkais né à La Havane. Le premier est le roi du « pianoriental » : il transpose le quart de ton du oud arabe sur le clavier occidental, pour le mâtiner de jazz, de boogie-woogie et de tempos latinos. Le deuxième a accompagné aux percussions des géants comme Ruben Blades, Paquito D’Rivera ou Paul Simon, avant de traîner ses guêtres aux côtés de défricheurs comme Marc Ribot ou John Zorn. Dans les musiques de Maurice El Médioni, les arabesques au swing groovy se nourrissent d’échos des prières juives de son enfance séfarade. Roberto Rodriguez s’est lui très vite trouvé des affinités musicales avec la diaspora ashkénaze américaine, jouant aussi bien pour le théâtre yiddish que dans les bar-mitsvas, aux frontières du jazz klezmer (il a d’ailleurs tenté la connexion avec le son cubain dans son album El Danzon de Moises). Pas étonnant donc que la rencontre de ces deux-là, initiée par Akbar Borkowsky, du label world berlinois Piranha, aboutisse à d’emballants flamboiements judéo-arabo-latinos. Seul bémol, les deux chansons en français qui ouvrent et clôturent l’album sur un déluge de bons sentiments. Eliane Azoulay. Télérama

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1 Oran Oran 8:39
2 Je n’aime que toi 5:15
3 Ana Ouana 9:01
4 Oh ! Ma belle 5:29
5 Tu n’aurais jamais dû 7:06
6 Moi je t’aime toujours 6:41
7 Malika 7:06
8 Comme tu as changé 5:32
9 C’était il y a longtemps

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