Ol dirty bastard – Return to the 36 chambers: the dirty version


  • CRITIQUE/

Un chose est certaine, avec ma vision musicale je ne peux pas dire « Rap is beautiful », pour la beauté je préfère aller vers d’autres horizons musicaux. Mais là…

Je le répète,  je suis en pleine découverte de l’univers rap, qui comme le rock, a été perverti par un système et dévoile ici (à mon humble avis) les dérives ou du moins les frustrations chroniques d’artistes noirs américains comme on pouvait les retrouver chez un certain Charles Mingus dans le Jazz. Et c’est ça qui me plaît dans ce disque !

Ceci dit, je connais cet album depuis quelques années et j’ai toujours eu comme une attirance avec cet opus dégénéré qui plante un décor plutôt « dirty », bizarre, malsain (?) et drôle aussi !

Ex-membre du Wu Tang Clan, le plus grand groupe de rap de tous les temps, Ol dirty bastard va loin à tous les niveaux, et son premier disque solo donne le ton. Quant à sa vie privée faite de hauts et de bas, elle finira en 2004 par le pire : l’overdose. Alors, je ne peux m’empêcher de citer la phrase de Jean Cocteau : « A force d’aller au fond des choses, on y reste ».

Cette star du hip-hop américain reste une référence indiscutable. Une musique de ouf… ! Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album……

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Return to the 36 Chambers: The Dirty Version est le premier album studio d’Ol’ Dirty Bastard, membre du Wu-Tang Clan, sorti le 28 mars 1995

Réception: L’album, qui s’est classé 2e au Top R&B/Hip-Hop Albums et 7e au Billboard 2005, a été certifié disque d’or par la Recording Industry Association of America (RIAA) le 21 juin 1995.
Les deux singles extraits de l’album ont obtenu un énorme succès : Shimmy Shimmy Ya est un hymne à l’amour non protégé et Brooklyn Zoo aborde la drogue et la violence dans les rues de Brooklyn.

Récompense: L’album a été nommé en 1996 aux Grammy Awards dans la catégorie « Meilleur album de rap ». Wikipédia.

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La saga Wu Tang Clan continue. Après Method Man, Ol’ Dirty Bastard est le second de la tribu à sortir un album solo. Si le premier reste le maître de la rime, le second s’avère le plus cinglé, le plus salace et le plus drôle du Clan. Avec sa bobine de dingo, Ol’Dirty possède, comme chaque élément du Clan, un timbre unique : lui, c’est le type qui chante des fèves plein la bouche et dont on entend les jets de postillons crépiter dans le micro. Longtemps sans-abri, logeant de refuges en gourbis infestés de rats et de cafards gros comme le doigt, Ol’Dirty n’évoque son passé qu’avec humour, comme l’illustre la couverture de l’album (sa carte de bénéficiaire de coupons alimentaires).

Conjurant tout misérabilisme, il joue sur le registre du débile cyclothymique à coups de blagues décousues, souvent crues mais toujours hilarantes : Drunk game et ses hululements de coyote-humain en rut ou Don’t U know et son analyse des inhibitions sexuelles féminines. A la production, le génie musical du Clan, Prince Rakeem lui-même, assure le son rugueux et tranchant 100 % hip-hop underground. 95 sera l’année du Clan. Les Inrocks.

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Intro
4:47
2 Shimmy Shimmy Ya 2:41
3 Baby C’mon 3:26
4 Brooklyn Zoo 3:38
5 Hippa to da Hoppa 3:02
6 Raw Hide 4:02
7 Damage 2:48
8 Don’t U Know 4:27
9 The Stomp 2:23
10 Goin’ Down 4:20
11 Drunk Game (Sweet Sugar Pie) 4:20
12 Snakes 5:26
13 Brooklyn Zoo II (Tiger Crane) 7:20
14 Proteck Ya Neck II the Zoo 4:00
15 Cuttin’ Headz 2:28
16 Dirty Dancin’
17 Harlem World 6:16

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