Wayne Jarrett – Showcase Vol 1 – Bubble up


  • CRITIQUE/

A la première écoute on pourrait s’y méprendre et penser que ce disque vient tout droit du studio Black Ark de  » l’oiseau de feu  » Lee Perry. Que nenni !

C’est en 1982 que ce disciple d’Horace Andy signe ce chef-d’œuvre, chez le label new-yorkais Wackie’s créé par le producteur jamaïcain Lloyd Barnes, pionnier du reggae aux USA. 

Certes, c’est surtout l’utilisation des deelay sur la charleston et ce son brut qui nous font penser à Lee Perry, mais  ce sont les cuivres et en particulier la flûte de Clive Hunt (l’excellent producteur jamaïcain de « Satta massagana » des Abbyssinians) qui viennent bénir cet opus indéniablement mystique.

La mélodie est permanente et permet à Wayne Jarrett  de poser sa voix douce, sautillante et éthérique avec une facilité naturelle ! Chaque morceau est accompagné de sa version dub.

Cette production est au-dessus de la moyenne de nombreuses productions reggae, côté finesse et justesse…… L’intro avec le « Brimstone in fire » n’est pas là pour le contredire. Hallucinant ! Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album……

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Pour inaugurer la nouvelle rubrique « Chronique Du Mois » quoi de mieux qu’un petit coup d’œil dans le rétro avec cet album à part de Wayne Jarrett sorti chez Wackie’s ? Le studio de Lloyd Barnes établi dans les années 70 à New York dans le Bronx a quelque chose de fascinant. Il détient un son particulier, proche de celui de Black Ark, lourd et puissant, reconnaissable aux premiers coups d’oreilles.

Cet album de Wayne Jarrett, enregistré en 1982 a été réédité en 2004 en CD et vinyle par les Allemands de Basic Channel sous le nom de Showcase Vol 1. Lloyd Barnes dit Bullwackie a su s’entourer de grands noms comme Leroy Sibbles des Heptones ou le musicien/producteur Clive Hunt. C’est justement ce dernier que l’on retrouve à la flûte et aux claviers ainsi qu’à la production au côté de Bullwackie. A la batterie, c’est Edmond Sylvester et Jah Scotty qui alternent, alors qu’à la basse on retrouve Harold Sylvester, Umoja et Roy Robertson. Le tout est mixé par Douglas Levy dit Prince Douglas, ingénieur présent dès 1974 dans le studio new-yorkais.

Wayne Jarrett éternel imitateur d’Horace Andy, bénéficie sur cet opus de tous ses talents réunis sur un album hors du temps. Le long de ces 6 titres showcase – suivis de leurs dubs – la voix douce et fragile de Jarrett nous transporte pour un trop court voyage. Holy Mount Zion sur le Drum Song riddim de Mittoo est tout simplement angoissant, nous rappelant des passages de la Bible : Je ne veux pas être laissé dehors lorsque les portes du Mont Sacré de Zion se refermeront. La flûte de Clive Hunt nous submerge et les basses nous assomment, on ne peut que se laisser hypnotiser.

Toujours dans la même veine biblique et inquiétante, le Brimstone & Fire d’ouverture nous parle de l’exode et décrit la punition qu’a subi le Pharaon pour ne pas avoir écouté Moise; Et se déchaînèrent le soufre et le Feu. Alors que le titre Bubble Up profite du Rockfort Rock Riddim, Jarrett reprend Every Tongue Shall Tell d’Horace Andy, l’égalant, peut-être même le surpassant tant il donne le meilleur de lui-même et se l’approprie.

Cet opus showcase aux dubs hallucinants, est sans doute le meilleur du label, la pochette sombre est à la hauteur de la musique qu’un souffle mystique a amenée à la vie. Antocha

Reggae roots forum.

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1 Brimstone and Fire 5:46
2 Every Tongue Shall Tell 5:18
3 Magic in the Air 8:11
4 Bubble Up 7:26
5 Darling Your Eyes 7:37
6 Holy Mount Zion 5:32

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