Charles Mingus – let my children hear music


  • CRITIQUE/

Vous croyez connaître Mingus mais pas ce disque : alors vous ne le connaissez pas !

Quand on connaît la discographie du contrebassiste, on comprend le côté laborieux et esthète du musicien, son amour pour la musique classique et surtout les compositeurs du 20ème.

Il faut bien admettre que cette merveille est d’une ambition folle, gorgée de sons et d’arrangements tous plus sublimes les uns que les autres. Ce Big Band original vient magnifier  les diverses facettes du compositeur de génie, comme une rétrospective de toute sa carrière dans un exercice dont Mingus se sort admirablement bien.

C’est encore en jouant avec les émotions multiples comme il sait si bien le faire, qu’il signe cet album comme un testament, avec une force et une générosité à toutes épreuves, comme l’a été sa vie de compositeur.

Il ne faut pas oublier le travail du producteur de Columbia Teo Macero, qui accompagna Mingus jusqu’au bout de son projet. Sur son lit de mort Mingus rappelera que « Let my children hear music » restera le disque de sa carrière dont il est le plus fier. Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album……

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Let My Children Hear Music est un album orchestral où Mingus introduit des instruments assez rares dans le jazz et fait jouer de nombreux solistes différents. Projet ambitieux, le bassiste fait appel à deux arrangeurs/orchestrateurs, Sy Johnson et Alan Raph, qui dirigent également un ensemble impressionnant qui contient 10 instruments à vents de la famille des bois (de piccolo à clarinette contrebasse), une section de cuivre contenant notamment des cors d’harmonie et un tuba, 6 bassistes et un violoncelle. Le morceau Adagio Ma Non Troppo est particulièrement intéressant car il s’agit d’une version orchestrale d’une improvisation au piano de Mingus de l’album Mingus Plays Piano nommée Myself When I Am Real. Un fan du nom de Hub Miller avait en effet retranscrit l’improvisation et envoyé la partition à Mingus.

Charles Mingus était particulièrement fier de cet album, remerciant le producteur Teo Macero pour « Ses infatigables efforts à la production du meilleur album que j’ai réalisé » En 1979, sur son lit de mort, Mingus envoya même un message à Sy Johnson lui disant que l’album était son préféré de sa carrière.Wikipédia

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1 The Shoes of the Fisherman’s Wife Are Some Jive Ass Slippers 9:34
2 Adagio ma non troppo 8:22
3 Don’t Be Afraid, the Clown’s Afraid Too 9:26
4 Hobo Ho 10:07
5 The Chill of Death 7:38
6 The I of Hurricane Sue 10:09

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Charles Mingus – basse, narration sur The Chill Of Death
Lonnie Hillyer – Trompette
Joe Wilder – Trompette
Snooky Young – Trompette
Jimmy Nottingham – Trompette
Julius Watkins – Cor d’harmonie
Bobby Jones – Saxophone ténor
James Moody – Saxophone ténor
Charles McCracken – Violoncelle
Charles McPherson – Saxophone alto
Jerry Dodgion – Saxophone alto
Roland Hanna – Piano
Jaki Byard – Piano
Ron Carter – basse
Richard Davis – Contrebasse
Milt Hinton – basse
Jimmy Knepper – trombone
Dannie Richmond – batterie

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