Slimane Azem – collection patrimoine


  • CRITIQUE/

Voici par excellence le chanteur poète kabyle de la fin du siècle dernier, avec un attachement au pays et à sa berbèrité indéniables, mais pas à tous les prix. Slimane Azem, même si il a soutenu l’indépendance de l’Algérie, n’a pas suivi ses dirigeants et n’a cessé de critiquer leur politique, ce qui le forcera à l’exil et lui confèrera diverses condamnations.

Considéré comme le « Brassens » ou le « Brel » kabyle, Slimane Azem est un personnage complexe.  Comme beaucoup de magrébins, il vient travailler en France avant la seconde guerre mondiale, y participe, ensuite s’installe en France, y travaille, et commence à chanter et à enregistrer : sa carrière commence…

Il vivra toute sa vie en France et y mourra, car il ne pourra jamais se faire enterrer au pied du Djurdjura en grande Kabylie, comme il le souhaitait. Il sera la voix de l’exil et de tous les maghrébins vivant en France.

Sa musique et ses textes poétiques sont très populaires, il s’est inspiré entre autres des fables de la Fontaine. Il a chanté en français avec cette voix reconnaissable parmi tant d’autres, et dans cette langue berbère qu’est le kabyle, portant son message avec une douceur unique si particulière sur sa musique sautillante et riche d’influences. Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Full album……
http://www.kbmusique.com/player.php?id=274

Tasekkurt……

Dda Mezyan……

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SLIMANE AZEM (1918 Agouni-Gueghan – 1983 Moissac).

Né le 19 septembre 1918 dans un petit village montagnard de la Grande Kabylie. Fils de cultivateur, il fréquente l’école française et se passionne pour les Fables de La Fontaine et pour la poésie d’un auteur Kabyle du 19e siècle Si Mohand. Il quitte l’école à l’âge de onze ans pour travailler comme ouvrier agricole chez un colon.

En 1937 il part pour la France en Lorraine où il rejoint son frère aîné. Il est embauché comme manœuvre dans une aciérie à Longwy. Mobilisé en 1940, on le retrouve à Bourges : le soir dans la caserne, il chante déjà pour ses camarades. Réformé, il va travailler comme électricien dans le métro parisien. Mais, en 1942, il est requis par les Allemands pour aller travailler dans une usine de Rhénanie dans le cadre du STO.

A la Libération, retour à Paris. Il prend la gérance d’un café fréquenté par ses amis Kabyles. Ce sera le début de sa carrière de chanteur. Il enregistre quelques chansons chez un disquaire qui vend des albums d’artistes maghrébins et orientaux.

Il revient en Kabylie et soutient le mouvement d’indépendance, c’est dans ce contexte qu’il écrit des chansons engagées. Mais, déçu par le nouveau régime, ses critiques l’obligèrent à quitter son cher pays; c’est à nouveau l’exil. Ses chansons deviennent le reflet de toute la communauté berbère et de l’ensemble des travailleurs immigrés d’origine maghrébine. De 1967 à 1988 ses chansons sont interdites par le gouvernement algérien.

C’est en 1968 qu’il décide d’acheter à Moissac une petite ferme. Selon sa nièce, Yasmine Azem, les côteaux du Moissagais lui rappelaient un peu son pays natal : il plante des figuiers et des oliviers dans son jardin. De temps en temps il se rend à Paris pour enregistrer un disque. Il meurt le 28 janvier 1983. Il repose dans le cimetière de Moissac où sa sépulture est fréquemment visitée par les membres de la diaspora Kabyle.

Toute sa vie, surtout à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la musique, la poésie et la chanson feront partie de son quotidien à tel point qu’il fut surnommé le « Brassens », ou parfois le « Brel » de la chanson Berbère. On l’a parfois appelé aussi le « rossignol Kabyle ». Il a composé plus de 400 chansons : il reçoit un disque d’or en 1972. Il a même eu les honneurs de l’Olympia les 30 et 31 janvier 1982.

Les 31 octobre et 2 novembre 2008 se déroulèrent à Moissac des festivités en son honneur avec notamment Salah Amokrane, Naïma Yahi jeune historienne, Abdelkader Bendameche, Rabah Mezouane, le chanteur Mouss et le maire de Moissac Jean-Paul Nunzi. Wikipédia.

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  • 1 Tasekkurt
  • 2 Dda Mezyan
  • 3 Wid ijebbden leqlam
  • 4 Yyaw a ttezrem
  • 5 Aheddad n at Yanni
  • 6 Ay ul-iw (intro)
  • 7 Ay ul-iw
  • 8 Melt-iyi-d ma tecfam
  • 9 D nekni i d nekni
  • 10 Ddunit akka i telha

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