Jackie Mc Lean – Lights out !


  • CRITIQUE/

Après avoir enregistré avec Miles Davis à l’âge de 19 ans (Dig), Jackie McLean signe ici son deuxième disque en quintet et son premier chez Prestige en 1956, s’infiltrant ainsi dans cette période révolutionnaire par la grande porte ! Avec un jeu de saxophone alto incisif et reconnaissable, instillant les prémices d’un Hard-bop et d’une New Thing, tout en évitant les échappées trop exacerbées, respectant ainsi ses pères.

Ayant croisé le chemin des Jazz Messengers d’Art Blakey et enregistré l’historique disque précurseur du Free de Charlie Mingus « pithécantropus erectus »  la même année, ce disque paraît bien sage. Pourtant il est d’une exécution parfaite, grâce aux excellents musiciens qui y participent : Donald Byrd (trompette), Elmo Hope (piano), Doug Watkins (contrebasse) et Art Taylor (batterie).

Son addiction à l’héroïne lui fermera la porte de nombreux clubs.

Je ne pourrai malheureusement pas vous faire écouter le morceau « Up » avec cette intro à la Ornette Coleman et ce tempo d’enfer, car il est introuvable sur youtube.

Ce disque est Magnifique !  Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Lights out……

Lorraine……

A foggy day……

Kerplunk……

Inding……

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Jackie McLean Records « Lights Out ! »

C’est à cette date, en 1956, que le saxophoniste alto Jackie McLean enregistre Lights Out, son deuxième album en tant que leader. Son quintette est presque intouchable : Outre l’alto acide de McLean, il y a Donald Byrd à la trompette, Elmo Hope au piano, Doug Watkins à la basse et Arthur Taylor à la batterie. Lights Out ! est une session de soufflage, pratique courante chez Prestige Records dans les années 1950. Le producteur Bob Weinstock, pour des raisons fiduciaires et esthétiques, a fait enregistrer des artistes presque sans temps de répétition. (Il a également enregistré de grandes quantités de musique des groupes de jazz de New York City pour Prestige et plus tard pour les marques Bluesville, Moodsville, Par, Swingville et Tru-Sound. En 23 ans de production, Prestige a réalisé plus de 1 000 enregistrements.) Le fait que les résultats aient été de grande qualité – comme dans Lights Out ! – témoigne de l’éclat des musiciens. Cependant, faute de répétitions, les musiciens ont souvent dû s’en remettre au blues et aux restes squelettiques des standards, ne soufflant que sur les changements d’accords de mélodies comme « Embraceable You » de Gershwin – comme Byrd le fait sur la mélodie « Lorraine ». On Lights Out ! le groupe joue trois morceaux de McLean (l’un d’eux, « Up, » a une intro qui sonne comme si Ornette Coleman avait volé en studio), deux de Byrd et « A Foggy Day » de Gershwin. jazzmuseuminharlem.com


 

« Lights Out » (Jackie McLean) – 13:00
« Up » (McLean) – 4:47
« Lorraine » (Donald Byrd) – 6:26
« A Foggy Day » (George Gershwin, Ira Gershwin) – 6:24
« Kerplunk » (Byrd) – 8:51
« Inding » (McLean) – 6:30

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