Dire Straits – Dire Straits

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26 septembre 2021 par OC


.CRITIQUE/

En 1978, en pleine période new wave / punk, « Sultan of swing » envahit les ondes, la guitare aux arpèges cristallins et vivaces de Mark Knopfler nous fait sortir du fracas musical qui déferle d’Outre-Manche sur le monde, avec une musique un brin revival aux accents country assumés.

Cette musique a un charme certain, une élégance indéniable, où la voix de M. Knopfler, entre JJ Cale et Bob Dylan nous ramène à quelque chose d’essentiel et de juste.

Un premier album prometteur, qui malgré son semblant de déjà vu, reste un disque subtile, tant par sa musique que sa pochette, qui fait penser au peintre Hopper. Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

full album……

J’en ai mis du temps pour admettre que les membres de DIRE STRAITS étaient Anglais. D’ailleurs le premier qui s’est aventuré à me faire la remarque il y a quelques années, il a été accueilli avec un sourire sarcastique. Non mais vous y croyez vous, des Anglais qui font une musique pareille ? Moi non. Déjà, à l’époque, à la fin des années 70, au Royaume de la gelée, on est plutôt versé dans le Rock Prog ou dans le Punk, voire dans le Heavy Metal pour les plus précoces. Mais dans le Rock Sudiste ? Et pourtant, les deux frères KNOPFLER viennent de Newcastle, le bassiste John ILLSLEY et le batteur Pick WITHERS de Leicester. Autant dire que DIRE STRAITS est plus étiqueté Midlands que Midwest.

« To be in dire straits », qui veut dire « être dans la dèche » dans cet obscur patois qu’est l’anglais, c’est en résumé ce qui définit le groupe lors de ses toutes jeunes années, comme pas mal d’autres formations d’ailleurs. Heureusement, à force de démarcher des personnalités du monde de la musique, une radio de Londres finit par diffuser « Sultans Of Swing », on imagine le choc. Une guitare claire, un son limpide, un riff immédiat, c’est ce qui, grossièrement, constitue l’essence de ce morceau. Sur l’album éponyme, celui qui nous intéresse, « Sultans Of Swing » se pare d’un aspect « roots » très élégant, par opposition aux versions lives alambiquées (ce qui n’est pas un mal).

A trop focaliser sur cet unique single, ne risque-t-on pas de passer à côté de l’essentiel ? Il y a bien « Down To The Waterline » qui occupe le même registre que « Sultans of Swing » avec un aspect Rock brut voire Country encore plus poussé. A tel point que sur ce titre, Mark KNOPFLER semble singer le très folk Bob DYLAN.
D’une façon générale, la première partie de l’album est très agréable, toujours entre rock et country, d’où l’image prégnante de Jim McClure sautillant sur un comptoir de chêne, agrippé à son banjo et à son Jack Daniels. Seule « Six Blade Knife » dénote un peu dans ce saloon saturé de sueur, peut-être que placer une ballade assez commune juste avant « Sultans Of Swing » n’était pas non plus la meilleure façon de la mettre en valeur.

L’écoute de la seconde face oblige à un constat plus nuancé. Une seconde ballade, « Wild West End », tout en étant plus fouillée que « Six Blade Knafe », marque un peu le creux de la vague, amorcé par les deux premiers titres de la face, dont la fonction première semble être le remplissage. Le dernier mais des moindres, « Lions », renoue un peu avec le souffle aride des premiers titres, bien qu’un peu gâché par quelques chœurs poussifs.
Le défaut principal du premier album de DIRE STRAITS reste cet aspect caricatural que l’on ressent régulièrement. Une voix à la Johnny CASH trop évidente, un gimmick un peu planplan, un break un peu léger, il n’en faut pas plus pour faire tiquer. Les quatre Anglais se cherchent encore, et ça se sent.

Comme dirait Georges Marchais, le bilan est « globalement positif ». Dire Straits est un bon album, plaisant, avec déjà une ébauche du son caractéristique d’un des plus gros mangeurs de stades des années 80. Sur leur deuxième album des années 70, le très bon Communiqué, on retrouvera le côté « roots », le remplissage en moins.
Force parallèles

————————–

1.Down to the Waterline 3:55
2.Water of Love 5:23
3.Setting Me Up 3:18
4.Six Blade Knife 4:10
5.Southbound Again 2:58
6.Sultans of Swing 5:47
7.In the Gallery 6:16
8.Wild West End 4:41
9.Lions 5:05

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