The Heptones – Night food

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26 décembre 2021 par OC


.CRITIQUE/

Pour finir l’année en douceur, voici une perle de coolitude. Après son retour du Canada en 1976, Leroy Seebles, fondateur des Heptones, enregistre deux albums : « Cool rasta » et celui-ci « Night food ».

Star du rocksteady des années 60, ce trio vocal est une véritable bénédiction musicale. Enregistrées au studio de Harry J (même studio que Marley), ces reprises de vieux morceaux et de nouveaux titres viennent donner un nouvel élan au groupe avec ce son reggae qui devient universel.

Ces arrangements très seventies aux guitares plus pop, viennent booster des tubes comme « Book of rules » et le magnifique « Mama say » planant. L’album semble être (presque) une compilation parfaite, alors que c’est un album studio. Notons encore la présence de Robbie Shakespeare qui nous a quitté récemment.

Un must !  Ocollus

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full album……

Après une pause de trois ans au cours de laquelle le leader Leroy Sibbles s’est installé au Canada, les Heptones se sont réunis en 1976 pour faire ce qui est peut-être leur tentative la plus efficace d’être plus largement acceptés.

Cette année-là, le trio a eu la chance de s’associer à Island, qui, dans le sillage du succès de Bob Marley, signait un certain nombre de groupes de reggae en vue d’un marché international. Le partenariat a donné lieu à deux ensembles solides : Party Time et Night Food.

Alors que le premier soutient le trio avec des rythmes conçus au légendaire Black Ark de Lee « Scratch » Perry, le second capture le groupe dans une série de cadres clairs et nets, enregistrés au studio de Harry J.. Bien que revisiter de vieux morceaux soit une pratique courante dans l’industrie du disque jamaïcaine, les fans de longue date ont pu être déçus par le nombre de recuts de Studio One qui ont fait surface sur Night Food. Pourtant, bien qu’il y ait eu un manque de matériel frais, les nouvelles reprises de compositions enregistrées à l’origine pour Coxsone Dodd sont abordées avec le genre de cœur et d’âme que les adeptes attendaient des Heptones.

De même, des compositions plus récentes comme « Country Boy », « Book of Rules » et « Mama Say » sont interprétées avec brio. Des concessions au courant dominant sont faites par le biais d’overdubs occasionnels de cordes, qui sont un ajout inutile à « Deceivers » et simplement une distraction sur le ludique « Fatty Fatty ».

En fin de compte, cependant, la combinaison de chansons du milieu des années 70 et de morceaux plus anciens présentés dans un nouveau cadre a donné lieu à l’une des plus belles collections de compositions et de performances des Heptones sur un disque studio.

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The Heptones est le nom du groupe de reggae jamaicain fondé en 1965 par Leroy Sibbles, Earl Morgan et Barry Llewellyn.

Initialement baptisés The Hep Ones, ils changent de nom pour The Heptones, plus facilement prononçable. C’est le titre Fattie Fattie (sorti en 1966) qui les fera véritablement connaître du grand public. C’est en arrivant chez Studio One que le groupe est propulsé sur le devant de la scène rocksteady, avec des titres phares comme Only Sixteen, Baby, Get In The Groove, Ting A Ling, Got To Fight On (To The Top) Party Time ou encore Sweet Talking.

En 1971, le trio se brouille avec Coxsone Dodd et quitte Studio One.

Le groupe continue après 1977, malgré le départ de Leroy Sibbles.

Leroy Sibbles, Earl Morgan et Barry Llewellyn ont d’abord formé The Hep Ones en 1965 à Kingston, mais ils ont vite changé leur nom pour The Heptones. Ils ont enregistré pour la majorité des producteurs de disques jamaïcains de l’époque. Ils ont commencé leur carrière, sous l’œil vigilant de Coxsone Dodd de Studio One, après un single sans succès sur le label K Calnek de Ken Lack. Les Heptones eurent un certain nombre de hits chez Studio One, en commençant par Fattie Fattie, leur premier single Studio One en 1966.

Celui-ci fut le lancement d’un longue série de succès pour Coxsone, dont Pretty looks isn’t all, Get In The Groove, Be a Man, Sea of Love (une reprise du classique do wap de Pat Phillips and The Twilights), Ting a Ling, Party Time et I Hold The Handle. Ils ont été les principaux rivaux des Techniques d’Arthur « Duke » Reid, au début de l’époque rocksteady.
Au cours de leurs cinq années à Brentford Road, Leroy Sibbles a aussi joué de la basse sur de nombreuses sessions (Alton Ellis I’m Still In Love et The Abyssinians Satta Massagana notamment), fait les auditions des chanteurs et il est, avec Jackie Mittoo, le principal arrangeur du studio et architecte du son « studio one ».

Le groupe est resté chez Studio One jusqu’au début de l’époque reggae où ils ont composé des airs tels que Message from a Black Man, Love Won’t Come Easy, I Love You et une très bonne reprise de Suspicious Minds. Ils ont ensuite enregistré avec Joe Gibbs, Harry J, pour qui ils ont sorti les classiques Country Boy et Book of Rules (lui-même basé sur un poème américain de R.L.Sharpe appelé A Bag of Tools écrit au début du XXe siècle), en 1973 avec Rupie Edwards (re-enregistré Give Me the Right).

En 1973, Leroy Sibbles émigre au Canada et le groupe cesse d’enregistrer jusqu’à son retour en 1976 ou le groupe sort Cool Rasta et Night Food, produit par Scott « Harry J » Johnston. Ces LP’s sont composés de nouvelles chansons et de classiques de l’époque Studio One réenregistrés.

En 1977, ils relancent leur carrière en s’associant avec le producteur Lee « Scratch » Perry chez qui ils sortent un certain nombre de singles 12″ (Mistery Babylon, Mr Président ft. DJ Jah Lloyd, Babylon’s Falling, etc.) et l’album Party Time, qui fait partie des meilleures productions du studio Black Ark.

Après avoir déjà chanté de nombreux singles en solo (Love Won’t Come Easy pour Augustus Pablo, Rasta Fari et Garden of Life pour Lee Perry et New Song et Ain’t No Love pour Dennis Brown), Sibbles quitte le groupe pour commencer, avec succès, une carrière solo. Il est remplacé par Dolphin Naggo Morris, qui avait enregistré Su Su Pon Rasta pour Joe Gibbs et You Should Love Your Brother pour King Jammy, mais la popularité du groupe décline. À la fin des années 1970, leur musique pop n’a trouvé que peu de succès chez le public, désormais habitué à un reggae plus militant et rasta, ils ont commencé à être perçus comme des reliques d’une ancienne époque. Le trio original s’est retrouvé en 1995 et a sorti l’album Pressure! produit par Tapper Zukie.

Barry Llewellyn, chanteur principal de leur célèbre morceau Book of Rules, décède en novembre 2011. Wikipedia

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01. Country Boy (2:57)
02. I’ve Got the Handle (2:59)
03. Sweet Talkin’ (2:36)
04. Book of Rules (3:31)
05. Mama Say (3:13)
06. Deceivers (3:04)
07. Love Won’t Come Easy (2:55)
08. Fatty Fatty (3:38)
09. Baby I Need Your Lovin’ (3:39)
10. In the Groove (2:39)

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