Frank Zappa – One size fits all

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12 juin 2022 par OC


.CRITIQUE/

C’est le dernier disque des Mothers of Inventions. Alors Frank Zappa ne convoque ici que du beau monde ! Cet album est la synthèse de tous les univers de cette formation ; il symbolise à lui seul l’univers exalté et délirant et unique de Zappa.

Dans un même temps ce paradigme complexe utilise les codes de la musique populaire. Certes, les arrangements sont complexes mais ils sont toujours jubilatoires et variés, entre « Inca Road » chanté par George Duke, le rock de « Can’t afford no shoes » ou le symphonique « Sofa » à l’écriture purement zappaïenne… Bref, toutes les compos forment un équilibre déroutant, mais totalement cohérent.

Notons la présence de Captain Beefheart (pseudonyme) et du guitariste Johnny guitar Watson sur 2 titres.

C’est l’un de mes albums préféré ! Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

full album……

One Size Fits All est un album rock de Frank Zappa et des Mothers of Invention, sorti en juin 1975. C’est le dixième et dernier album studio du groupe. Une version spéciale quadriphonique à quatre canaux de l’album a été annoncée mais n’est pas sortie.

Groupe
L’album présente la formation de l’été/automne 1974 des Mothers of Invention, avec le claviériste/chanteur George Duke, le batteur Chester Thompson, la percussionniste Ruth Underwood, le guitariste basse Tom Fowler et le saxophoniste/chanteur Napoleon Murphy Brock. La chanson « Can’t Afford No Shoes » est interprétée par James Youman à la place de Fowler. Fowler s’étant cassé la main lors d’une tournée, Youman l’avait temporairement remplacé.

Contenu de l’album
L’album contient l’un des morceaux les plus complexes de Zappa, « Inca Roads ». Un des héros de Zappa, Johnny « Guitar » Watson, est invité sur deux titres (voix « flambée » sur les out-chorus de « San Ber’dino » et « Andy ») Captain Beefheart apparaît également sous un pseudonyme.

Zappa a déclaré dans les notes de pochette que l’album a été enregistré simultanément avec leur prochain album, mais ce  » prochain album  » sera remplacé par Bongo Fury, composé principalement d’enregistrements live avec Beefheart à partir de mai 1975. D’après les commentaires de Zappa lors d’interviews à la radio en avril 1975, il semble probable que le prochain album inédit aurait inclus « Greggery Peccary », qui est apparu trois ans plus tard sur Studio Tan.

Sorties
Les premiers pressages LP américains de One Size Fits All sont remarquables en ce qu’ils portent le numéro de catalogue « BS 2879 » inscrit – et barré – dans la matrice de ruissellement, ce qui indique qu’à un moment donné, One Size Fits All était (peut-être par erreur) prévu pour être publié sur Warner Bros. Records, dont la filiale Reprise Records distribuait le label DiscReet Records de Zappa. L’album est finalement sorti sur DiscReet avec un numéro de catalogue dans l’ordre de Reprise, DS 2216. Warner Bros. n’a pas réattribué le numéro BS 2879 à un autre album.

One Size Fits All a d’abord été publié sur CD par Rykodisc en 1988. Il a été réédité par Rykodisc en 1995 avec une pochette restaurée, mais avec une qualité sonore identique. En 1996, une édition Au20 en or 24 carats est sortie avec une qualité sonore nettement améliorée. En 2012, il a été remasterisé et réédité une nouvelle fois par Universal Music Group sous le label Zappa Records.

Accueil critique
Le critique du Village Voice, Robert Christgau, a écrit dans sa critique : « La musique de Zappa est devenue un peu plus lisse sur le plan rythmique – ce qui arrive quand on fréquente des jazzmen – mais elle est fondamentalement inchangée. Et sa satire ne s’est ni améliorée ni détériorée – si son mépris serait indigne d’un collégien trop brillant, il y a aussi une brève parodie de lieder que j’aimerais bien faire passer sur WQXR. Ce qui a changé, ce sont les goûts de ses adorateurs d’antan – ils se sont lassés de son répertoire de barbaries stylistiques. Nous, les gens intelligents, nous nous sommes ennuyés plus vite ». Wikipedia

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« One size fits all » n’usurpe pas son titre puisque c’est bien à un disque étalon auquel nous avons à faire. Dernier étage de la fusée, l’album de 1975 propose un « changement dans la continuité » si l’on peut dire. Rien de foncièrement nouveau sur le disque au sofa, si ce n’est la disparition remarquée des cuivres au profit de synthétiseurs toujours plus présents. « One size fits all », comme tout disque de fin de période, s’applique à parfaire un style patiemment élaboré sans le modifier. Tout est maîtrisé ici : équilibre de l’ensemble, couleurs sonores, structures calibrées, et de la première note de marimba à la dernière vocalise, c’est un sentiment de facilité déconcertante qui transpire de ces neuf plages, comme si les musiciens n’avaient fourni aucun effort à leur interprétation : une mise au propre qui s’appuie sur une virtuosité instrumentale ET vocale proprement écoeurante et, ayons l’honnêteté de le dire, délicieusement démonstrative.
Compositions labyrinthiques, riffs soyeux, cascades de claviers : tout concourt à renforcer ses accointances avec un certain rock progressif. Les deux pièces maîtresses qui suspendent l’édifice confirmeront d’ailleurs cette parenté : « Andy », surpuissant et énergique, et « Inca Roads », dont les neuf minutes lumineuses n’ont pas grand chose à envier au meilleur Yes ou Genesis.
« One size fits all » ne délaisse pas non plus le plaisir visuel. Outre un recto splendide où les objets les plus divers sont ramenés à la même dimension sur fond de constellation, le verso reste un must en matière de critique de la société américaine : le sofa comme centre du monde, autour duquel tout gravite, même les planètes. Un packaging fouillé et soigné qui ne détonnera pas d’avec son contenu.
Ici s’achève l’âge d’or des mothers : quatre disques que l’on retrouvera dans toutes les tournées de Frank Zappa et qui compteront parmi les grands moments de son répertoire. Cet opus a tout pour lui, si ce n’est le peu de surprise de son contenu. Qui aime bien châtie bien.

Forces parralleles

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1. « Inca Roads » 8:45
2. « Can’t Afford No Shoes » 2:38
3. « Sofa No. 1 » 2:39
4. « Po-Jama People » 7:39
5. « Florentine Pogen » 5:27
6. « Evelyn, A Modified Dog » 1:04
7. « San Ber’dino » 5:57
8. « Andy » 6:04
9. « Sofa No. 2 » 2:42

Frank Zappa – guitar, lead (4, 6, 9) and backing vocals
George Duke – keyboards, lead (1, 8, 9) and backing vocals, synthesizer
Napoleon Murphy Brock – flute, lead (5, 8) and backing vocals, tenor saxophone
Ruth Underwood – marimba, vibraphone, percussion
Chester Thompson – drums, sound effects, voices
Tom Fowler – bass guitar (all but 2)
James « Bird Legs » Youman – bass guitar (2)
Johnny « Guitar » Watson – vocals (7, 8)
Captain Beefheart (credited as ‘Bloodshot Rollin’ Red’) – harmonica (7)

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