The Viceroys – Slogan on the wall

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26 juin 2022 par OC


.CRITIQUE/

Pour ce post de début d’été, encore un trio vocal qui est également la marque de la naissance du reggae.

En effet,
cette formation née en 1966, enregistre ses premiers titres chez le producteur Clement Coxone Done qui écrit ainsi avec son label Studio One les premières pages du reggae. Ce disque est l’un des exemples de mélange rocksteady et roots reggae.
« Slogan on the wall » est une chanson mais est aussi le nom de cette compilation parue en 2004, qui regroupe des enregistrements de la fin des années 70 qui n’ont jamais été édités en France.
Sauf lorsqu’en 2004 le label Français Sankofa Blackstar relance le groupe en rééditant 3 disques (dont cette compilation) et leur fait faire une tournée.
Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

Love jah……

The Viceroys : « Slogan on the wall » [Sankofa Blackstar Musik] Pour la petite histoire, le groupe fut premièrement créé en Jamaïque par Wesley TINGLIN (chanteur et auteur)sous le nom de « The Voyceroys »dans le courant de l’année 1966. Là ils rencontrèrent « Coxone » ; que dire de Clement “Coxsone” Dodd sinon qu’il peut être considéré comme un père fondateur du reggae avec son fameux Studio One qui marqua à jamais de sa griffe le Reggae Music. D’une certaine manière, on peut considérer que se sont ses ingénieurs et ses musiciens qui firent émerger le Ska, le beat ralenti sous l’effet d’une canicule d’été au température record (paraîtrait-il !!!) et donna le Mento, puis vint l’apparition du Reggae et de ses textes rebels engagés. Pour revenir à l’histoire du groupe c’est en 1967 qu’ils enregistrent « Love and Unity » puis en 1968 « Fat Fish » et « Ya Ho ». Puis c’est dans le courant des années 78-79 qu’ils enregistrent,encore au Studio One, « The Struggle » et « Slogan on the Wall ». Ce dernier est composé de 16 tracks qui au final ne donnent que 41mn de son, 2-3 Mn le morceau ^^. Enfin quoi qu’il en soit c’est du très bon son rocksteady-rootsy, que l’on a pas forcément eu beaucoup l’occasion d’entendre puisque c’est la première fois que cet album est distribuée officiellement par un label en France, on salut Sankofa Blackstar Musik qui a eu cette initiative. Pas mal de grands thèmes sont repris tel que le « Satta Massa Gana » pour le plus connu, un bon retour au source je vous le dis.

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Wesley Tinglin est né en 1947 en campagne jamaïcaine. Il arrive à West Kingston à l’âge de 12 ans. Parmi ses voisins, il croise régulièrement des artistes comme Bob Marley, Ken Boothe, Stranger Cole ou Roy Shirley. Ses goûts musicaux se tournent très vite vers les groupes vocaux comme les Wailers ou les Maytals. Il forme The Viceroys en 1966 avec Daniel Bernard et Bunny Gayle. Le groupe décroche une session d’enregistrement chez Coxsone en 1967. « Lose and gain », « Ya Ho »et « Last night » en sortiront. C’est « Ya Ho » qui les popularise. C’est à l’issue d’une seconde session d’enregistrement, en 1968, que les ventes vont décoller avec « Love and Unity » et « Fat Fish ». Coxsone tarde à sortir leurs enregistrements, le groupe signe alors une série de morceaux sur le label de Derrick Morgan qui produira notamment les titres « Rebel Nyah », « Chariot coming », « Lips and Tongue » et Send Requests ». Dans les années 70, les Viceroys enregistrent pour Lloyd ‘Matador’ Daley, Lee Perry (« Children children »), Pete Weston et le label Demon. Bunny Gayle quitte le groupe, Tinglin engage Neville Ingram pour le remplacer. Ils travaillent ensuite avec Winston Riley sous le nom The Inturns. Ils auront un hit avec « Mission Impossible ». Au milieu des annés 70, le groupe retourne enregistrer au Studio One. Sous le nom des Voiceroys, ils sortent « The Struggle » et « Slogan on the wall ». En 1978, ils se rebaptisent The Interns et enregistrent leur premier album « Detour » pour Phil Pratt. En 1980, Daniel Bernard quitte le groupe et est remplacé par Norris Reid. Le groupe adopte définitivement le nom The Viceroys. Au début des années 80, ils connaissent le succès avec « Heart made of stone » produit par Sly & Robbie, suivi en 1982 d’un titre autoproduit : « Shaddaï Children ». Cette même année, Linval Thompson produit leur 2ème album, ce sera « We must Unite. Puis, par ce même producteur « Brethren and sistren » en 1983, qui reste leur meilleur vente. Suite à ce succès, l’album « Detour » est réédité. Norris Reid quitte le groupe pour se consacrer à sa carrière solo avec Augustus Pablo. Il vit actuellement en Pensylvanie, USA. Il est alors remplacé par Chris Wayne, un chanteur du Sugar Minott’s Youth Promotion Sound System. Les ‘nouveaux’ Viceroys enregistrent, en 1984, l’album « Chancery Lane » produit par Winston Riley, il passera quasiment inaperçu. Puis ils commencèrent à travailler sur un nouvel album qui ne verra jamais le jour. S’en suit une traversée du désert de 8 ans pour Wesley Tinglin. Chris Wayne quitte le groupe en 1985 pour sa carrière solo et a réalisé depuis des titres pour Sugar Minott et le label Wackies. C’est à l’occasion du 35ème anniversaire de Studio One que Wesley Tinglin, invité à la cérémonie, reforme The Viceroys. Le groupe n’a rien enregistré depuis mais Heartbeat Records a compilé en 1995 des titres réalisés chez Coxsone sous le nom « Ya Ho ». Ils travaillent actuellement pour Studio One avec Gary Paul (cousin de Max Roméo), devenu le 3ème Viceroy. The Viceroys font partie des grands trios vocaux jamaïcains au même titre que les Mighty Diamonds, les Heptones ou les Abyssinians. Mais l’histoire a voulu que le groupe n’éclate jamais vraiment au grand jour. Ils n’ont jamais pu vivre de leur art. Wesley et Neville sont joailliers de formation. En 1980, après avoir momentanément stoppé cette activité au profit de la musique, Neville revient à la joaillerie. Quant à Tinglin, il attendra 1996 pour se consacrer entièrement à son art et abandonner son emploi de chauffeur de bus. Heureusement, on redécouvre leurs disques comme on déterre des trésors. Le label Sankofa a réédité en 2004 l’album « We must unite » produit par Linval Thompson.

Le groupe était redevenu actif à partir des années 2010 avec Michael Gabbidon en 3ème homme à la place de Gary Paul. Ils avaient notamment sorti l’album Memories en 2016 ainsi qu’un single chez Blackboard Jungle la même année (Ghetto Life) et un avec Roots Attack en 2017 (Jericho), avant de participer au magnifique projet collectif Inna De Yard (The Soul of Jamaica). Ils s’étaient produits à Paris et au Bagnols Reggae Festival en 2018.

Malheureusement, Wesley Tinglin est décédé des suites d’un cancer en Jamaïque en septembre 2018, suivi par Neville Ingram en novembre 2019, des mêmes causes. Reggae.fr

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1 Love Jah
2 Guarantee My Love
3 Don’t Cry
4 So Many Problems
5 Magadown
6 Last Night
7 Yah Oh
8 Get Up
9 Throw My Line
10 Never Get Away
11 Jollification
12 Shadrock, Meshac And Abendigo
13 Footprints Of Rasta
14 Slogan On The Wall
15 We Need Love
16 Lose And Gain

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