Talking Heads – Fear of music

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27 juin 2021 par OC


.CRITIQUE/

Avec ce 3ème disque, les Talking Heads atteignent leur apogée.

Produit par Brian Eno, « Fear of music » commence par la boucle hypnotique « I Zimbra », morceau précurseur de l’album « Remain in light » qui sortira l’année suivante. Malgré une propension à aller vers la world-music, ce disque garde tout de même un son dark et résolument rock.

La production de Brian Eno structure la musique du combo jusqu’à la rendre plus équilibrée et presque new-wave, allant des compos dansantes et obsédantes vers l’ambiance du prochain opus (évoqué juste avant) ; pour lequel le producteur imposera totalement au groupe sa vision Electro-world aussi bien pour le style que pour le son. En 1981, sortira également le travail Eno/Byrne : « My life in a bush of ghost« .

J’ai un petit faible pour le morceau « Heaven » qui mélodiquement est une merveille. Voici donc l’un des meilleurs disques des Talking Heads, ou du moins, l’un de sa meilleure période. Ocollus

Cliquez pour écouter (ci-dessous)

full album……

Fear of Music est le troisième album studio de Talking Heads, sorti le 3 août 1979.

L’album s’est classé 21e au Billboard 2001 et a été certifié disque d’or par la Recording Industry Association of America (RIAA) le 17 septembre 19854.

Bien que n’ayant atteint que la 29e place des charts britanniques, le journaliste musical Lester Bangs a déclaré qu’il s’agissait du « meilleur album des Heads à ce jour5 ». Il fait partie de l’ouvrage Les 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie.

En 2004, Pitchfork l’a classé 31e du « top des 100 meilleurs albums des années 1970 ». En octobre 2013, le magazine NME l’a rangé à la 171e place de ses « 500 meilleurs albums de tous les temps ». wikipedia

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Avec cette pochette noire et métallique, la musique des TALKING HEADS franchit une nouvelle étape. Fear of Music est le disque le plus sombre des New-Yorkais et témoigne d’une urgence qu’ils ne retrouveront plus.

« I Zimbra » est une ouverture trompeuse. Cette première ébauche de World-Music avait plutôt sa place sur Remain in Light et présage de beaucoup de choses. On peut notamment y entendre Robert FRIPP rôder ses dernières trouvailles à la guitare. Les bases de Discipline sont déjà là et cette collaboration a priori anecdotique sera décisive sur l’orientation du futur KING CRIMSON.

Les compositions se font plus agressives mais c’est par sa production et ses textes que Fear of Music marque une évolution. Brian ENO s’est installé et pèse de tout son poids sur les choix esthétiques du groupe. Ce disque représente l’apothéose de leur association, celui où le savoir-faire de l’anglais s’exprime pleinement sans troubler l’équilibre du collectif. Il montre aussi une volonté d’élargir ses horizons par la présence d’invités divers.

Les chansons sont presque toutes désignées par un mot. Fear of Mucic traite davantage de thèmes que de situations et adopte un ton nouveau. Byrne remonte à la source des comportements et s’attarde sur les troubles mentaux de ses contemporains. Il y évoque la paranoïa (« Air », « Animals », « Electric Guitar »), la confusion (« Drugs »), s’applique à démonter les idéaux (« le paradis est un lieu où jamais rien n’arrive » dit-il dans « Heaven ») ou les utopies (« ni les drogues, les la religion ne te changeront »). Le chanteur est à la fois distant et impliqué, et endosse des rôles ambigus qui frisent la folie (« Animals », « Drugs »). Il s’en dégage un malaise palpable dont les deux albums précédents étaient dépourvus.

La musique n’en perd pas pour autant ses qualités dansantes. Le section rythmique est renforcée par diverses percussions et les lignes de basses sont particulièrement soignées. Après un début fracassant, « Wartime », « Air » et « Heaven » font sensiblement baisser la tension mais restent de bonne qualité. L’album se termine par un tir groupé « Animals/Guitar/Drugs » qui justifie sa réputation. Le son lui, est de plus en plus travaillé, plus dur aussi. Les arrangements servent intelligemment le sens des chansons (les dissonances sur « Memories », les déformations vocales sur « Drugs »). Les synthétiseurs sont omniprésents sans être dominants. Les sons électroniques sont intégrés dans la masse et créent un rendu compact très réussi.

Fear of Music confirme une progression constante et marque la fin d’un cycle. Il témoigne d’une cohésion que le groupe allait perdre dans l’aventure Remain in Light. Le disque est à peine sorti que BYRNE et ENO travaillent déjà à un projet parallèle… Une histoire de buisson et de fantômes dont on reparlera bientôt. Oncle viande – Force parallèles

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1.I Zimbra 3:09
2.Mind 4:13
3.Paper 2:39
4.Cities 4:10
5.Life During Wartime 3:41
6.Memories Can’t Wait 3:30
7.Air 3:34
8.Heavenv 4:01
9.Animals 3:30
10.Electric Guitar 3:03
11.Drugs 5:10

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